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 Hit Me Baby One More Time { Kuro <3

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Emiko Hiroshi
NoRights
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MessageSujet: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 9 Mai - 18:36

FLASH BACK.

    « Ce soir, il devrait y avoir un beau coucher de soleil. »
    C’était comme si sa punition était levée. Comme si le fil s’était décousu. Kyung-Oh recommença a parler, mais plus modérément. Elle répondit simplement un petit « Oui » timide, avant d’oser relever la tête pour regarder son interlocuteur.

    « BIIP BIIP. »
    Intérieurement redevenue Emiko, la jeune fille fourra une main dans la poche de sa veste et en sortit son jolie petit téléphone auquel elle avait, afin de rentrer pleinement dans son rôle, accroché des tas de bijoux Hello Kitty. Ce que c’était gamin, d’ailleurs. Enfin bref. D’un geste qu’elle effectua avec une fausse maladresse qui n’était pas sienne, mais celle de Kyung-Oh, la demoiselle ouvrit son téléphone et le porta à son oreille, décollant ses fesses du banc au passage, sautillant sur place et faisant semblant d’être prise dans une discussion passionnante avec une amie. Mais en vérité, c’est la voix de Monsieur Hiroshi, père et patron de la jeune femme, qui résonna dans le combiné.
    « Laisse tomber Miko, on a tout ce qu’il nous fallait sur lui. On l’a dénoncé. »
    Emiko afficha un sourire littéralement kawaii, mais au fond, la satisfaction qu’elle éprouvait était tout autre. Alors comme ça, il était démasqué. Un Anyband, comme elle l’avait si bien deviné. Elle était légèrement vexée de n’avoir pu faire preuve de ses innombrables talents pour lui soutirer d’elle-même les infos que son père clamait, mais bon. Faisant semblant de demander à son amie imaginaire le nom de son nouveau petit copain, Emi demanda d’une voix suraigue, traduisant une excitation démesurée mais qui collait parfaitement à son personnage :
    « Naaaaan ?!! C’est vraaaii ? Comment il s’appelllllee ?!! Il faut absoluuument! que tu me le présentes !!
    - Kurosaki Kusano. Maintenant rentre, il faut qu’on le piège. Je compte sur toi pour que ça paraisse naturel. »
    Il raccrocha aussitôt, ne prenant même pas le temps de dire « au revoir » de sa voix sèche et sévère. Emiko continua de parler dans le vide, avec une interlocutrice imaginaire. Elle faisait toujours les cents pas devant le banc, s’arrêtant de temps à autre pour sautiller sur place, enthousiaste.
    « T’es sérieeuse ? Maintenant ? […] ET COMMENT QUE J’ARRIVE ! Jaa ne~ ♥. »
    Elle raccrocha. Faisant semblant de reprendre conscience de la présence du jeune homme resté vissé, incrédule, sur son banc, Kyung-Oh se retourna lentement vers lui. Baissant la tête et faisant une moue adorable en signe d’excuse, croisant les mains dans son dos pour terminer le geste qu’elle avait commencé avec une crédibilité parfaite.
    « Eeuh… Pardon… Mais mon amie me… Enfin, je dois la rejoindre. Alors à bientôt peut-être ? Ravie d’avoir put discuter avec vous ! »
    Tout sourire, elle s’éloigna, marchant en arrière pour garder son interlocuteur face à elle, qui lui, devait être pire que soulagé de voir dégager cette folle excentrique qui la saoulait à déblatérer sa vie sous toutes les coutures.

    Plus tard – base militaire des NoRights – Offices.
    « Pffiouh, ce visage était joli, mais je ne suis pas mécontente de m’en débarrasser.
    - C’est fou comme tu arrives à jour un caractère opposé au tien avec tant de facilité.
    - C’est ça la classe, qu’est-ce que tu crois. »
    Le collègue de la belle fit la moue et retourna à son bureau, pendant que celle-ci terminait d’ôter son masque. L’action n’avait pas duré bien longtemps, dommage. Allait-elle de nouveau s’ennuyer, comme le matin lorsqu’elle tournait en rond dans son bureau ? En tout cas, elle était redevenue la belle, la délicieuse, la mystérieuse, la terrible Emiko Hiroshi. NoRight jusqu’au sang, puisque son père était le patron du clan. La demoiselle alla jusqu’aux toilettes pour dames, et troqua sa tenue serrée contre un jogging large, rose bonbon, qui la mettait à l’aise. Puis elle retourna à son bureau et s’assit sur sa chaise, réfléchissant.

    Kurosaki Kusano. C’était comme ça qu’il s’appelait. Plutôt sympa, comme nom, non ? Eh mais… Kusano. Ce patronyme… Emiko n’en était pas sûre, c’est pourquoi elle ouvrit le tiroir qui contenait les dossiers de tous les détenus et chercha le nom qui la faisait douter.
    « Kai… Kentaro… Kunimichi… Kusano. »
    En effet, le nom était recensé. *Alors je ne me suis pas trompée,* pensa la belle. Elle sortir le dossier et retourna s’asseoir derrière son bureau.

    Elle s’appelait Malia. Malia Kusano. Sœur de Kurosaki. Emiko parcourut rapidement le rapport des yeux. Elle avait été arrêtée un soir où ses parents, AnyBands tous les deux, avaient été tués sauvagement sous ses yeux. Puis enfermée chez les NoRights, desquels elle égayait toujours la prison à ce jour. Le dossier mentionnait rapidement le frère de la détenue, mais nul ne l’avait jamais retrouvé. Eh ben, maintenant, c’était chose faite. Mais le pire dans tout cela, c’était le nom de l’assassin des Kusano. Il figurait là, noir sur blanc. Hiroshi. Le père de notre belle NoRight.

    *Ah, Kurosaki… J’ai compris. Tu dois vouloir venger ta sœur. Ne t’inquiètes pas, tu la retrouveras. Peut-être occuperas-tu la cellule en face de la sienne ?*

    Emiko se réjouit à cette cruelle pensée. Devant toutes les horreurs dont sont clan était capable, elle, que faisait-elle ? Elle se réjouissait. Sans cœur ? Peut-être… Nous verrons… C’est alors que le redoutable nom inscrit sur le rapport concernant Malia fit irruption dans l’office en personne. Monsieur Hiroshi.
    « Miko, lança t-il à sa fille. Il faut que je m’entretienne avec toi. Dix-huit heures dans mon bureau. Ah, et essaye de mettre quelque chose de meilleur goût, ajouta t-il en désignant l’ignoble survêtement de la demoiselle.
    - Je tâcherai, papa. »

    17h59 – Bureau de Monsieur Hiroshi.

    Elle s’assit dans la très confortable chaise en cuir noir, devant le bureau de son cher père, et attendit que celui-ci vienne s’installer en face d’elle. Chose qu’il fit aussitôt.

    « Kusano est dangereux. Il…

    - Laisse moi deviner. Il est prêt à tout pour retrouver sa chère petite sœur d’AnyBand ?
    - Exactement. Et il est suffisamment intelligent pour parvenir à ses fins si nous ne l’arrêtons pas dès maintenant. Je sais que tu as déjà eu un contact avec lui (Emiko sourit à cette idée), et que tu es la mieux disposée à la réussite de cette tâche, alors je t’informe que tu vas tenir le rôle principal dans sa capture.
    - Parfait. Je n’en attendais pas moins. On commence quand ? »
    Ce soir-là, lorsque mademoiselle Hiroshi ressortit du bureau de son père, un deuxième dossier portant le nom de « KUSANO » à la main, un sourire malicieux et mauvais à la fois fendait son visage en deux, et elle semblait plus décidée que jamais.

    19h30 – Chambre d’Emiko.
    « Allô ?
    - Aito ?
    - Miko-chan.
    - Tu es parti si vite, la dernière fois, que tu m’as laissée sur ma faim, je dois bien l’avouer. Que dirais-tu d’un dîner avec moi ?
    - […]
    - Parfait. Disons demain soir, 20h00 à La Romantica. Je t’attendrai. »

    Elle raccrocha et s’approcha de la fenêtre par laquelle avait contemplé le lever du soleil avec « Aito. » Cette fois, elle admira le coucher de l’astre des jours. Kurosaki avait eut raison : il était magnifique…

    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    11h45 – Demeure d’Emiko.

    Le lendemain matin, Emiko prit un soin tout particulier à relire les dossiers Kusano qu’elle avait prit la liberté d’emmener jusqu’à sa demeure. Ainsi, alors que, assise dans ses draps de soi, à la place-même où elle s’était endormie après avoir couchée avec Kurosaki, la demoiselle petit-déjeuna tout en lisant pour la énième fois le dossier de l’AnyBand. Elle ne cessait de regarder la photo épinglée sur les pages couvertes d’encre noire, se rappelant de sa soirée précédemment passée en l’exquise compagnie de l’ennemi. C’est fou le nombre de choses qu’elle avait appris sur lui, depuis. D’un côté, elle était satisfaite de connaître sa véritable identité. Mais de l’autre, elle avait pitié de lui. Le pauvre ne savait pas qu’il allait bientôt atterrir dans la prison des NoRights. Le pauvre s’était fait lâchement dénoncer, alors que – elle en était persuadée – il aurait été capable de préserver son identité très longtemps et de réussir des coups de maître. Au moins, tout danger était écarté pour les gardiens de la dictature. Enfin, tout danger concernant Kusano.

    Plus tard, la jeune femme prit une douche et enfila à nouveau son survêtement rose. Elle n’allait pas s’habiller tout de suite, car elle avait prévu le dîner pour 20h00. Le plan qu’elle avait mis en place avec son cher papa était exquis. Elle avait hâte. Hâte de lire le désespoir, la rage, le désir de vengeance, l’impuissance sur le visage de Kurosaki lorsqu’il se ferait prendre dans les redoutables filets de la belle…

    La journée passa lentement, l’heure fatidique approchant à grands pas. À chaque heure, le sourire corrompu de Miko s’élargissait. Puis vint l’heure de se préparer. Elle décida d’être parfaite et pour cela se fit couler un bain, allumant son immense chaîne hi-fi au passage. Les premiers accords de « Baby One More Time » résonnèrent dans la pièce. Tiens, mais c’était la chanson qu’elle avait écouté, le matin où elle s’était glissée dans l’eau avec Kurosaki, non ? Si. Drôle de coïncidence. Et quelles paroles. Bref, la belle se glissa dans sa baignoire et se lava soigneusement. La chanson tournait en boucle, pendant ce temps-là.


    « ...My loneliness is killing me… »

    Elle sortit, s’enveloppa dans une serviette éponge aux rayures noires et blanches, puis s’avança jusqu’aux immenses lavabos surplombés d’une glace.

    « …When I’m not with you I loose my mind… »

    Elle s’observa longuement, laissant ses pensées voguer à la dérive jusqu’à ce qu’elle se souvienne qu’elle avait un rendez-vous. Mais à quoi pensait-elle ?

    « …Oh Baby Baby, the reason I breath is you… »

    Emiko secoua la tête et sortit de la salle de bain pour changer de musique, puis elle s’habilla, et se maquilla soigneusement. Elle opta pour une robe blanche. Elle retombait en suivant les courbes de ses délicieuses jambes nappées d’un collant clair, en longs plis irréguliers. Découpé sur le côté gauche, le tissus laissait une ouverture qui remontait jusqu’en dessous du joli fessier de notre dame, découvrant par endroit sa cuisse de façon… appétissante. En haut, la robe s’arrêtait juste au dessus de la poitrine, telle un bustier sauf qu’il y avait une ouverture au milieu, qui formait un ovale, découvrant la jointure des seins. De très fines bretelles retenaient la robe, mais, n’osant pas couper le dos à moitié nu d’Emiko, se rejoignaient derrière sa nuque. L’étoffe nacrée réfléchissait agréablement la lumière, donnant l’impression de la pureté d’une cascade, et épousant les formes avantageuses de notre nipponne. Celle-ci rassembla ses cheveux et les attacha derrière sa tête avec une longue pince noire, laissant des mèches retomber par endroit avec naturel. Le maquillage était simple : un peu de noir, pas trop. Juste assez, en fait. Et pour compléter la tenue, le tableau parfait, les souliers de Miko étaient des chaussures noires, ouvertes, avec des talons qui devaient mesurer aux alentours de cinq centimètres.

    Elle était belle.

    S’emparant d’un sac à main assorti à ses vêtements, la demoiselle sortit, abandonnant sa demeure en prenant soin de fermer la grille. Elle monta dans son taxi.

    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    19h50 – Restaurant La Romantica.

    Emiko ouvrit la portière, posa un pied dehors, puis l’autre, et s’extirpa avec grâce de la voiture. Ses talons claquant avec classe à chaque pas, la tête haute, digne et rayonnante, mademoiselle Hiroshi pénétra dans le restaurant. Inutile de préciser qu’elle attirait tous les regards désireux possibles et imaginables, et que tous les hommes se retournaient sur son passage.

    L’intérieur de La Romantica était magnifique, luxueux à souhait. Les murs étaient sombres, les banquettes en satin rouge, la lumière tamisée créant une ambiance feutrée et agréable. Notre japonaise alla s’asseoir de son déhanché parfait à une table réservée pour deux – Elle, et Kurosaki. Déposant son sac, elle croisa les jambes et attendit. Soudain, la porte s’ouvrit de nouveau, et Il entra…
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Kurosaki Kusano

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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 9 Mai - 20:19

Cette jeune femme avait vraiment quelque chose d’étrange. Il fut assez heureux d’entendre la sonnerie du téléphone portable de cette dernière. C’était un peu comme un appel à la paix pour Kurosaki. Seulement, au lieu d’aller s’isoler beaucoup plus loin, elle enchaînait les passages devant lui, parlant d’une voix forte et assez enfantine, ce qui désespérait le jeune japonais d’ailleurs. Il ne se sentit bien qu’au moment où elle lui annonça qu’elle avait un rendez-vous plus important que celui qu’ils entretenaient. Soulagé, Aki laissa son animal courir encore un peu et regarda l’horizon, cherchant toujours une multitude de réponses à ses questions. Seulement, la seule chose qui semblait s’ancrer en lui, c’était ce visage, à la fois dur et si doux. Son visage. Elle habitait ses pensées, et c’était sûrement cela qui le faisait se remettre sans cesse en question. Il n’éprouvait rien pour ses beaux yeux, mais jusqu’où devrait-il aller pour atteindre son cruel père ? D’un regard déterminé, il se repassait sans cesse la scène où de ses mains, il tuerait le père d’Emiko. Son air devenait alors jouissif. Son regard noisette, devenait alors noir et laissait transparaître la haine qu’il éprouvait pour cet être sans cœur qui lui avait arraché ceux qui avaient le plus d’importance à ses yeux. Ce qui le fit revenir au moment présent, fut son portable qui vibra. Il décrocha rapidement, et entendit la voix d’un collègue, qui l’obligeait à revenir à la base. Il raccrocha sans n’avoir rien dit. Kuro était un homme qui obéissait aux ordre, seulement quand il n’était pas face à l’ennemi. Quand il s’entretenait avec, il était seul maître de son destin. Il appela son chien d’un sifflement aigu et ladite bête arriva la langue pendante jusqu’à son propriétaire qui l’attacha à une belle laisse rouge. A cet instant, Aki lui caressa tendrement la tête. Cette bête était le seul être sur qui il comptait, et pour ainsi dire sa seule famille. Il se redressa, et montrant à son chien le chemin à emprunter, le suivit jusqu’à ce qu’il arrive au Q.G. Il avait pris soin, comme à son habitude, de suivre les chemins ignorés des NoRights et s’était introduit jusqu’au quartier général sans problème. L’affaire pour laquelle on l’avait obligé à revenir, n’était pas d’une grande importance, et pourtant il la traita avec le plus de succès possible. On avait capturer un NoRight des plus célèbres, et Kusano avait eu pour objectif de l’interroger pour lui sous tirer le plus d’informations possibles. Après cette altercation avec l’ennemi, il s’était enfermé dans on bureau. Son animal dormait, ce qui lui laissait un peu de répit pour effectuer ses recherches personnelles. Il tapa le nom ‘d’Hiroshi’ et cliqua sur la lettre ‘E’, à ce moment, le visage de la jeune femme avec qui il avait passé une fougueuse nuit, prit possession de son écran tout entier. Il s’adossa à sa chaise et les pieds allongés sur son bureau, il resta figé sur le regard sombre de Miko. Ce mystère qui planait autour d’elle, il le percerait bientôt. Oui, très prochainement…D’ailleurs, on fit irruption dans son bureau. Le jeune homme lui désigna le téléphone qui s’était soudain mis à sonner et le jeune asiatique arriva à lire sur les lèvres de son collègue le nom de celle qui ornait son être : Emiko Hiroshi. Il lui fit signe en décrochant, d’aller rejoindre son post.

« Allô ? »

A peine eut-il prononcé ce seul mot, que la jeune femme se mit à parler. Il cachait le plaisir qu’il avait à entendre cette voix, cette voix qui lui procurait tant de mépris et qui ne faisait qu’amplifier la force du mal dont il allait frapper.

«- Aito ?
- Miko-chan.
- Tu es parti si vite, la dernière fois, que tu m’as laissée sur ma faim, je dois bien l’avouer. Que dirais-tu d’un dîner avec moi ?
- […]
- Parfait. Disons demain soir, 20h00 à La Romantica. Je t’attendrai. »


Il n’avait même pas eu le temps de répondre à l’invitation que la jeune femme raccrocha. Il déposa le téléphone sur son support et eut un rictus assez sadique. Suka, ayant relevé la tête en entendant ledit téléphone, regarda impatiemment son maître qui ne tarda pas à lui parler.

« - L’heure est venue Suka, la vengeance a sonné. »

Ce soir-là, Kuro s’endormit avec cette expression alarmante d’un être qui vivait du plaisir de tuer. On aurait pu le comparer à un vampire venant de goûter au triste sang d’une victime et qui s’en léchait encore les babines. Il ne fit même pas ses cauchemars habituels, tant son bonheur avait été amplifié tout comme sa rage intérieure. Et même les yeux fermés, cet air presque meurtrier restait planté sur son visage. Jamais on ne lui avait connu une pareille apparence, si noire. La seule chose qui agrémenta sa nuit, fut un rêve, un rêve que l’on qualifierait d’assez plaisant. Quelque chose qu’il avait vécue à sa première rencontre avec sa plus grande ennemie. Une passion, qu’il tenterait de revivre d’ailleurs avec cette dernière dès que possible pour se rapprocher encore plus de son géniteur.
Il se réveilla le lendemain avec la ferme intention d’avancer dans sa quête personnelle grâce au rendez-vous auquel il se rendrait dans quelques heures, puisqu’une fois de plus, il s’était levé tard.

Une heure avant le début de la soirée, il se dirigea vers son dressing où il opta pour un smoking d’une classe inégalable. Il l’enfila après s’être douché, et se recoiffa dans la glace. Jamais il ne s’était fait si beau, cela cachait sûrement quelque chose…Il attrapa son parfum et en imprégna sa peau et ses habits. Il se contempla et dans son reflet, il vit une autre facette de son être lui dire avec un regard sombre : ‘Il est temps’. Il sourit et sortit de la salle de bain, prenant soin de donner à manger à Suka avant de s’éclipser.
Il arriva au restaurant très rapidement. Il se savait surveiller et pourtant il ne laissa pas même une faille sortir de son regard. Il était plus confiant et fort que jamais. Une main dans la poche, il se posa devant un serveur qui l’accompagna à la table d’Emiko. Quand il la vit, il ne parvint pas à détacher son regard de cette dernière. Elle lui paraissait encore plus belle que la première fois qu’il l’avait vu. Il avait l’impression de la redécouvrir et de ne l’avoir pas vu depuis plusieurs années. Il espérait que de son côté, la jeune femme ne serait pas déçue de son accoutrement. Drôle de pensée d’ailleurs. Posant une main sur la table, ses lèvres allèrent jusqu’à l’oreille de Mlle Hiroshi et lui susurrèrent ces quelques mots.


«- Sais-tu combien de jaloux tu fais en m’obligeant à m’installer à cette table ? Je crains pour ma vie à présent »

Ces derniers mots devraient d'ailleurs, heurter Emiko. Il éloigna ses lippes de l’organe auditif de la magnifique NoRight et frôla ses lèvres, se retournant pour aller s’installer à la chaise prévue à son attention. Le serveur leur apporta à tous deux la carte et les laissa prendre le temps de choisir les mets qu’ils allaient bientôt déguster. Mais le menu lui importait peu, ses yeux étaient occupés à une tout autre occupation. Par-dessus la carte, il contemplait sa cavalière qui était d’une magnificence inexprimable. Il posa d’ailleurs la pochette plastifiée tout en laissant son regard sombre posé sur sa sublime conquête.
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 9 Mai - 21:38

    Il était là, debout derrière le serveur qui avait pour mission de le mener à la table d’Emiko. Lorsque celui-ci s’effaça pour laisser Kurosaki passer, la demoiselle put enfin le détailler dans toute sa splendeur de ses prunelles brunes, de haut en bas, n’omettant aucun détail. Mais ce n’étaient pas ses habituelles qualités d’observatrice qu’elle mettait en œuvre pour capter le moindre indice, cette fois. Non, elle le regardait intensément parce qu’il était tout simplement parfait. Elle n’en attendait pas moins de lui, et il ne la décevait pas. Là, debout dans son smoking dont pas un pli ne partait de travers, les cheveux peignés et brillant sous la faible lueur du restaurant, il était pire qu’élégant. Chaque pas qu’il faisait entremêlé à une classe innée dont il n’aurait pu se départir tant elle était naturel.

    Il était beau.

    Emiko, les yeux levés vers le visage de l’homme qui s’approchait, continua de se délecter de ses traits. C’en était presque insolent. Et cet instant de contemplation – contemplation réciproque, soit dit en passant, – semblait comme suspendu dans le temps. Comme si le sable qui coulait dans la deuxième moitié du sablier s’était figé, retardant la terrible échéance qui marquerait la fin de cette belle soirée en perspective. Puis, semblant reprendre une allure normal, le temps laissa Kurosaki s’approcher de sa démarche distinguée, poser une main sur la table pour se pencher vers la belle qui n’avait même pas prit la peine de se lever. Il susurra ensuite quelques mots aux oreilles d’Emiko, d’une voix si mielleuse que ça aussi, en frôlant l’insolence. Et pourtant, c’est un compliment qui s’échappa des lèvres du japonais. Compliment qui laissait place aux sous-entendus…

      « Sais-tu combien de jaloux tu fais en m’obligeant à m’installer à cette table ? Je crains pour ma vie à présent.
      - Tu fais bien. Et moi aussi, je ferais mieux de me méfier, car tu es parfait. »

    Elle avait employé un ton léger, détaché, insouciant, qui cachait à merveille ses pensées véritables. Oh oui, il faisait bien de craindre pour sa vie, et aussi pour son ego. Mais ça, il n’en prendrait conscience que plus tard. Trop tard. Emiko eut envie d’avoir un rictus mauvais à cette pensée. Mais au lieu de cela, elle adressa un sourire rayonnant à son interlocuteur, lequel prit bien soin de frôler les lèvres de la demoiselle avant d’aller s’asseoir sagement en face d’elle. Le malencontreux serveur choisit cet instant pour revenir à l’assaut, attaquant les ennemis à coup de menus, cartes plastifiées avec soin qu’il leur remit en main propre afin qu’ils puissent choisir leur dîner en toute connaissance de cause. Puis, le gêneur repartit vaquer à d’autres occupations en attendant que les adverses aient choisi.

    L’ambiance était plaisante car une agréable musique était diffusée dans le restaurant. De plus, la luminosité moins forte qu’à l’accoutumé créait une intimité toute particulière, qui avait le don de mettre tout le monde à l’aise. Une piste de danse pour l’instant déserte dominait la vaste pièce en son milieu, piste de laquelle nos deux nippons n’étaient finalement pas si loin. Ca promettait. Emiko se souvint d’une scène similaire à celle qu’elle imaginait : lorsque Kurosaki et elle-même avaient mis le feu à sa réception à peine quelques jours plus tôt. Elle avait enfin trouvé un partenaire à sa hauteur, à son niveau. Que ce soit dans la danse ou dans… autre chose, d’ailleurs.

    Mademoiselle Hiroshi, d’un même geste que son voisin de table, s’empara du menu qu’on lui avait présenté. Elle le parcourut vaguement des yeux, lisant le titre des plats pour les oublier la seconde d’après. Elle voyait la carte plus qu’elle ne la regardait, car pour tout vous dire, elle se moquait bien de ce qu’elle allait manger. Tout dans ce restaurant était exquis, mais elle n’était pas ici pour se divertir et prendre du bon temps, en premier lieu. Même si avec Kurosaki, ce n’était pas difficile, et que ça allait même être le cas. Emiko n’en perdait pas moins sa mission de vue, car elle était très importante : capturer l’homme qui lui faisait actuellement face. Détruire sa fierté. La réduire en cendres. À cette pensée, la demoiselle réprima un nouveau sourire corrompu.

    Perdue dans ses pensées, Emiko ne rendit pas compte qu’elle était en train de relire sa carte pour la troisième fois. Bon, après tout… Commençons par le commencement. Elle arrêta son choix au hasard, sur un quelconque cocktail luxueux et sans doute très cher en guise d’apéritif, mais elle avait les moyens. Elle n’accorda même pas un regard au prix, s’en fichant éperdument. Lorsqu’elle reposa son menu, ses yeux se levèrent avec un automatisme quelque peu… étrange, vers Kurosaki. Celui-ci avait déjà arrêté son choix, ou du moins c’est ce que la demoiselle se risqua à supposer. Après tout, son propre menu était posé devant lui, et son regard…. Sur elle. Il la contemplait d’un regard noir qu’elle ne lui connaissait pas encore. Noir de vengeance sans doute. C’était ce qu’Emiko pouvait penser, maintenant qu’elle était consciente que Malia, sa chère sœur, était enfermée dans la prison de son clan. Néanmoins, les iris de l’homme la fixaient avec une insistance quelque peu… étrange. Et on pouvait y déceler autre chose qu’une pulsion meurtrière qu’il se devait de contenir pour le moment. Quelque chose d’inconnu, de non identifié, mais qui ne tarderait pas à l’être. Ou pas ?

    Quoi qu’il en soit, Emiko accrocha les prunelles de Kurosaki, et les contempla en silence, pensive. C’était fou comme le brun de ces iris ressemblait à ses propres yeux couleur noisettes. Leurs regards étaient alimentés du même désir de prendre l’autre, même si le nippon ne voulait pas assassiner la jeune femme mais son père. En fait, leurs regards… auraient pu être jumeaux. Et plus Emiko observait son interlocuteur, plus elle se disait qu’il aurait… pu lui plaire. Oui, c’était son genre d’homme, le genre dont elle aurait pu prétendre tomber amoureuse. Dans une autre vie. Une vie où ils n’auraient pas été ennemis. Où il n’aurait pas été un AnyBand, où elle ne se serait pas battue contre la liberté. Dans un autre monde, peut-être. Mais pour l’instant, ils avaient beau être assis à la même table, jouer à un petit jeu de séduction permanent, se lancer des belles paroles et des sourires, se regarder avec insistance… Ils étaient opposés, tels l’eau et le feu. Tels deux bêtes diamétralement opposées, dont les chemins divergeaient, dont le but était différent. Deux ennemis perpétuels, dont le destin était de se faire la guerre en redoublant toujours de force et de stratégie. Car il n’y aurait qu’un seul gagnant. Et ça, lui comme elle en étaient conscients.

    Mais quelle étrange situation, tout de même. Que les apparences pouvaient être trompeuses. Personne dans la salle (ou presque…) n’aurait pu se douter des pensées que les deux nippons alimentaient l’un envers l’autre. Seul le désir de vaincre était présent. Ou pas…

    Le serveur revint alors prendre leur commande pour l’apéritif, et Emiko, évasive, lui dicta ses vœux tandis que Kurosaki l’imitait ensuite, en faisant de même. C’est à cet instant que la musique redoubla de volume, et que quelques personnes présentes se levaient pour rejoindre la piste d’un bon pas. La demoiselle ne put résister, elle gardait un trop bon souvenir de sa dernière danse avec son adversaire. Elle voulait réitérer cela. À croire que prendre du plaisir avec son ennemi juré était devenu l’un de ses fantasmes… Il est vrai que c’est toujours plus excitant, non ? Surtout que la situation pouvait se retourner, à n’importe quel moment. Devenir dangereuse pour l’un au pour l’autre, à n’importe quel instant. Et ça, Emiko en était bien plus consciente que son opposé. C’est pourquoi elle s’autorisait à quelques libertés…

      « Que dirais-tu d’une danse, cher Aito ? Afin de mettre le feu, ici aussi… »

    Un sourire mystérieux étira ses traits et gagna son regard alors qu’elle attendait la réponse, qui ne pouvait d’ailleurs être que positive, elle le savait pertinemment…
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Kurosaki Kusano

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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 9 Mai - 23:02

«- Tu fais bien. Et moi aussi, je ferais mieux de me méfier, car tu es parfait. »

Elle avait prononcé ces mots avec tant de délicatesse qu’ils avaient marqué l’esprit du jeune homme. Il avait remarqué qu’elle aussi, n’avait pas pu s’empêcher de le contempler. Et le mot ‘parfait’ émanant de la bouche d’une si belle femme, même si elle était son ennemie, le flattait énormément. Il ne détacha plus son regard sombre, et pourtant loin d’être déplaisant sur la jeune femme. Elle aussi plongea son regard dans le sien après avoir choisi ce qui lui plairait de manger. Soudain, presque pour harmoniser la scène, le son de la musique s’amplifia rappelant la fulgurante danse des deux jeunes asiatiques quelques jours auparavant. Kurosaki qui regardait les couples se lever, constatait qu’ils étaient tous pour la plupart éperdument amoureux, du moins c’est ce qu’ils laissaient tous transparaître. Aki ne savait pas si ça l’exaspérait, ou si finalement il était heureux pour ces gens. Heureux de leur ignorance, dans un monde si sanguinaire. Il fut très vite ramené à la raison par la proposition d’Emiko. Il n’eut même pas le besoin de lui exprimer une quelconque formule pour s’autoriser à y aller. Il se leva, fit un pas vers la jeune femme, et lui tendit une main en armant l’un de ses plus beaux sourires sur son visage. Un sourire qui se voulait vraiment magnifique. Elle attrapa d’ailleurs cette main et il l’accompagna vers la piste de danse. Les lumières étaient faibles, et le rouge donnait une allure romantique à la pièce, ou au contraire terrifiante. Ne sachant pas à quoi il devait s’attendre, Kuro restait sur ses gardes, il se savait épié et en danger, et pourtant il restait parce que mourir et souffrir lui importait peu. La seule chose qui animait son être était le visage de Malia, ce visage pâle d’une blancheur presque maladive, ce visage doux et inoffensif qui l’avait abandonné depuis trop longtemps. Il voulait qu’elle sache que depuis toutes ces années, il la cherchait toujours, qu’il cherchait encore à atteindre son regard enfantin et sa seule raison de vivre.
Enfin il croisa ses doigts dans ceux d’Emiko, comme la première fois où ils avaient dansé ensemble. En les regardant s’emmêler, il sourit, un sourire qu’il ne connaissait pas lui-même. Il tourna son regard et ce sourire vers Miko, et posa sa main sur sa taille. Ils commencèrent à danser, ne se lâchant pas du regard. Bientôt, il lâcha la hanche de la jeune femme, la fit tournoyer, et la plaqua doucement contre son corps. A cet instant, leur deux visages se trouvèrent plus proches que jamais, et Aki dévora du regard les lippes de la jeune fille avec pourtant une timidité des plus soudaines. Il avait l’impression d’être au moment, où dans un film d’amour, les deux personnes vont s’embrasser pour la première fois. Il approcha ses lèvres frêles de celles de sa cavalière et pourtant il ne se décida pas à les embrasser. Il vit qu’Emiko avait un sentiment proche du sien, mais il se doutait que ce n’était sûrement qu’une façade. Elle devait croire qu’il en était de même pour lui, seulement ce n’était pas le cas. Kusano ne se l’expliquait pas lui-même. Il reprit vite possession de son être et fit encore tournoyer le couple qu’ils formaient, un couple que d’ailleurs tout le monde regardait. Les deux japonais étaient si beaux, que les faire danser ensemble en devenait encore plus magnifique. Ils en oubliaient même eux-mêmes leurs clans. Ils formaient vraiment un duo éclatant dont il devait y avoir pas mal de jaloux. La musique douce les berçait, les faisait tournoyer avec une élégance et une délicatesse presque inimitable. Cette dernière s’adoucit et la tête d’Emiko vint se poser sur l’épaule du jeune homme. Il essayait de se rappeler sa venue ici, en vain. Il savait qu’il était ici pour achever sa mission, et pourtant Emiko l’en empêchait. Une force contraire à celle qu’il déployait pour venir à bout de la jeune japonaise l’obligeait à rester calme et doux. Plus pour longtemps…
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 9 Mai - 23:44

    « Que dirais-tu d’une danse, cher Aito ? Afin de mettre le feu, ici aussi… »

    Elle avait bien pris soin de l’appeler « Aito, » ne souhaitant pas se trahir, puisque l’homme ignorait que les NoRights connaissaient sa véritable identité. Cependant, Mister Kusano ne se le fit pas dire deux fois. Ni une, ni deux, il se leva, parallèlement à bien d’autres hommes dans la salle. Il s’approcha de sa future cavalière et lui tendit une main. Ainsi, elle ne s’était pas trompée : sa réponse était amplement positive. *Je commence à te connaître, et ce bien plus que tu ne le crois,* se chuchota t-elle intérieurement. Puis, elle se surpris à penser autre chose. Celui qu’elle découvrait peu à peu lui plaisait dangereusement… Elle avait l’impression qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, aussi étrange cela puisse t-il paraître. Mais elle n’en oubliait pas moins ce sentiment hostile qu’elle éprouvait envers lui, et il dominait avant toute chose. Chacun de ses sens étaient aiguisés à lui faire la guerre. Parce que c’était son ennemi. Ce devait être son ennemi. Chercher à se vaincre mutuellement, tel était leur destin. C’était comme ça que les choses devaient tourner. Bizarrement, ce fut la première fois qu’Emiko se résonna de la sorte. Elle cligna rapidement des yeux pour chasser ces pensées et prit la main que son partenaire lui tendait.

    Se levant avec grâce et distinction, elle marcha avec lui, tête haute, jusqu’à la piste de danse où pas mal de couples convergeaient. Son déhanché parfait entraînait des mouvement répercutés dans les plis nacrés de sa délicieuse robe blanche qui lui moulait la taille, rendant sa démarche encore plus succulente. Et, comme si les deux japonais marchaient sur un tapis rouge, comme si des lumières étaient braqués sur eux, comme si ils étaient le centre du monde et de l’attention : toutes les personnes présentes dans la salle se retournaient vers eux. Quel couple magnifique ils formaient… Lui magnifique, elle resplendissante. Leurs sourires figés, leurs doigts qui s’entremêlaient… Tout laissait penser, à quelqu’un extérieur à leur couple du moins, qu’ils étaient profondément amoureux. Ils s’accordaient si bien… On les aurait vraiment pris pour des âmes sœur : faits l’un pour l’autre. Et jalousés par bien des paires d’yeux, car leur perfection – et le mot est faible, – était inégalable. On les regardait, on les enviait. On les admirait. Inlassablement.

    Et que dire quand ils entamèrent leur danse, dans ce cas ? Le tableau était merveilleux, et aucune œuvre d’art n’aurait pu égaler leur grâce, leur beauté, leur irréprochable coordination des pas, des mouvements, des regards, des mimiques qui alimentaient leurs traits littéralement sculptés par les plus grand dieux. Tout concordait étrangement, comme s’ils se complétaient… Les autres couples semblaient dérisoires, à coté d’Emiko et de Kurosaki. Eux deux formaient… le couple parfait. Un couple qui mettait, comme prévu, le feu à la scène, de leur danse à la fois douce et entraînante. C’était vraiment magique… Mademoiselle Hiroshi devait bien avouer qu’elle adorait cet instant. Kurosaki semblait ressentir les mêmes choses qu’elle. Que se passait-il ? Non, sans doute était-ce une apparence qu’il se donnait. Après tout, il y était habitué, c’était un AnyBand, et un bon AnyBand.

    Bientôt, l’homme lâcha la hanche de sa cavalière, la fit tournoyer sous les yeux ahuris des autres, puis la plaqua doucement contre son corps. C’est bizarre, ses gestes étaient presque… tendres. Etrange comme cette attitude contrastait avec ce regard assassin et noir dont il savait faire preuve… Regard dans lequel Emiko était actuellement plongée. Leurs lèvres se trouvaient proches, et pourtant ils ne s’embrassèrent pas. Ce n’était pas faute de ne pas l’avoir fait, puisqu’ils avaient volontiers couché ensemble. Alors, d’où venait cette nouvelle timidité ? On aurait dit que… qu’il ne s’étaient jamais embrassés. Pourquoi Kurosaki ne joignait-il pas leurs lippes en un baiser passionné qu’ils savaient, l’un comme l’autre, si bien donner… ? Le temps sembla, une fois de plus, suspendu. Puis l’AnyBand redressa sa partenaire pour la faire tournoyer de nouveau, avec calme et délicatesse. Cette danse… était encore mieux que la première. Emiko avait l’impression de redécouvrir son amant, ou plutôt, de le découvrir sous un jour nouveau. Il n’était plus Aito, non, c’était fini. Il était Kurosaki Kusano. Et il dansait terriblement bien.

    L’instant prit fin. Les deux nippons, satisfaits de leur prestation qui laissa béat bien plus d’un couple dans la salle, retournèrent s’asseoir à leurs places respectives. Leurs plats avaient été déposés sur la table en leur absence. Emiko croisa de nouveau les jambes sous la table, laissant sa robe retomber du côté où il manquait un pli, dévoilant son alléchante cuisse dans toute sa splendeur. Elle entama son repas avec innocence, insouciante, comme si cette danse lui avait fait oublier ce pourquoi elle avait invité Kurosaki à dîner. Pourtant elle n’avait pas oublié (aurait-elle préféré...?), et elle savait que la marche était en route. Rien n’arrêterait plus les choses, non. L’instant fatidique se rapprochait, l’échéance avançait à grand pas, inévitablement. Il ne restait plus qu’à guetter le bon moment, l’instant propice, pour faire un signe… Ce signe, et l’homme serait à elle. Ce simple signe, et elle avait gagner. Et il avait perdu. Pourquoi avait-elle l’impression qu’elle serait incapable de le faire, ce signe ? Pourquoi son envie de réduire en bouillie l’avenir et les rêves de Kurosaki avait baissé à un tel point ?

    « La vie est une succession de paragraphes qui se terminent tous par un point d’interrogation… » Mais des fois, c’est juste qu’on ne peut pas se résoudre à accepter la réponse, aussi évidente puisse t-elle être...


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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 10 Mai - 11:20

    Le son devenait de plus en plus aérien pour enfin finir par s’arrêter. Emiko décolla donc sa tête de l’épaule de Kurosaki et ce dernier ôta sa main de la hanche de cette dernière. Il la regarda de ces deux noisettes qui scintillaient à la lueur rouge de la lumière. Elle était si belle. Cette robe blanche nacrée dessinait chaque forme parfaite de la jeune femme, et les bouts de peau qu’elle laissait transparaître ne demandaient qu’à être touchés. En la regardant marcher devant lui, Aki comprit que la seule pensée qui le traversait à cet instant, c’était de la déshabiller, et bien plus que du regard. Ce désir grandissait. Il avait l’impression qu’il ne tiendrait pas durant tout le repas. Et pourtant, il avait le pressentiment qu’il ne caresserait pas les formes de la NoRight cette nuit. Reboutonnant sa veste, il suivait sa rivale jusqu’à leur table. Il ne savait pas à quoi s’attendre, et le suspense lui paraissait insoutenable. Elle s’assit, et il s’exécuta à la même action. Leurs plats avaient effectivement été apportés en leur absence. Un serveur s’approcha pour lever, avec une délicatesse digne des grands restaurants, les couvercles des coupelles qui en cachaient les délices. La présentation était digne d’un grand chef, et les couleurs laissaient paraître l’amour avec lequel cela avait été crée. L’amour, un mot si restreint dans l’esprit du jeune homme. Un mot qu’il s’était engagé à ne jamais faire vivre dans son cœur, hormis pour sa sœur. Il ne l’avait jamais connu avec quelqu’un d’autre, et c’était d’ailleurs cela qui l’inquiétait quand il regardait Emiko comme il le faisait à l’instant présent et comme il l’avait dans cette danse douce et pourtant si endiablée. Il regarda son assiette, elle lui donnait certes beaucoup envie, mais il envisageait la possibilité d’une dissimulation quelconque d’un poison. Et pourtant, il saisit ses couverts et porta la viande à sa bouche. Elle était saignante et d’un rouge comparable à du sang humain. Saignante, comme sa vengeance. Une vengeance, pour laquelle il avait du mal à se décider à exécuter à l’instant dit. C’était la première fois qu’il hésitait face à l’ennemi. En temps normal, il rusait et capturait rapidement l’adversaire. Mais aujourd’hui, tout semblait différent. Avec elle, tout semblait différent et pourtant si facile. Ce silence était si étrange. Seuls les bruits des couverts se heurtant aux assiettes se faisaient entendre, du moins à leur table. Kusano, de sa fourchette, et avec assurance, attrapa un nouveau bout de l’animal et le dirigea vers Emiko afin que cette dernière goûte à la chair fraîche et ensanglantée qu’il lui offrait .Ce n’était pas encore à la sienne qu’elle goûterait, mais elle montra une certaine satisfaction à l’idée d’Aki. Elle laissa ses deux lippes s’entrouvrirent et la viande glissa sur sa langue. Il avait regardé la scène d’un air à la fois sérieux et pourtant si doux. Son regard ténébreux n’avait pas quitté les lèvres de sa rivale. Il aurait voulu les dévorer à cet instant, ou du moins il aurait aimé être à la place de ce bout de chair. Triste désir. L’heure approchait à grands pas et les deux assiettes annonçaient que la dégustation avait été fortement appréciée. Un homme vint les en débarrasser. Il proposa des desserts, et Kurosaki s’empressa de répondre à cette demande. Il regarda Emiko d’un regard perçant et d’une beauté inexprimable. Un regard dans lequel on pouvait mourir noyer. Et tout en la fixant droit dans les yeux, il déclara :

    « Apportez-nous votre plus belle coupe de glace avec deux cuillères s’il vous plaît. »

    Le serveur s’exécuta et il apporta bien vite la commande des deux japonais. Il la déposa au centre de la table et déposa chez chacun des deux clans, l’arme avec laquelle ils allaient attaquer. Son amante n’avait pas eu d’objection à ce dessert partagé, et ça Kuro l’avait calculé. Il resta immobile, le regard figé sur la jeune femme qui s’était décidée à attraper son couvert et donner l’assaut à l’ennemi. Elle porta la douceur glaciale et d’une blancheur pareille à celle de sa robe, à sa bouche et ferma les yeux savourant le délicieux goût de ce met. Quelques secondes, après elle fit le même mouvement mais l’apporta à la bouche de l’Anyband, qui gardant les yeux rivés sur elle, laissa fondre la glace sur sa langue. A son tour, il s’empara de l’objet qu’il porta aux lèvres de l’autre. Ce jeu dura quelques minutes, juste le temps que la glace se fonde en eux instaurant une nouvelle fois la paix. Une paix qui ne durerait pourtant pas longtemps. Ce même silence régnait toujours à leur table, ce qui laissait présager la chose qui allait prendre place. Il ne connaissait d’elle qu’une femme meurtrière et toujours prête à faire souffrir les autres, parce qu’elle était sa fille, et qu’elle l’avait comme modèle. Pourtant la femme qui se tenait devant lui ce soir, avait quelque chose de totalement différent. Lâchant des yeux Emiko, il se leva et fit quelques pas jusqu’à elle. Elle devait sûrement être surprise et la peur avait du l’envahir à l’idée qu’il quitte la pièce. Mais ce n’est pas ce qu’il avait envisagé de faire. Il resterait ici, même si sa vie en dépendait. Il n’avait peur de rien, ni d’elle, ni du diable en personne. Une fois devant ses beaux yeux noisettes, il s’inclina et sa main vint se poser sur la joue de la jeune femme, tout comme ses lèvres vinrent heurter celles de la jeune asiatique. Jamais ils ne s’étaient embrassés de cette façon. Les fois où ils avaient mêlé leurs langues, cela avait été avec brutalité et bestialité. Et ce soir, seuls les sentiments faisaient tournoyer leurs dards avec volupté. Après cet échange passionné, Kurosaki resta accroupi face à la jeune femme, et laissant sa main parcourir sa joue, il mit fin à la belle soirée qu’ils avaient vécu.

    « Ne me dis pas que tu m’as fait venir uniquement pour me faire goûter à ces plats divins. L’envie de me voir n’était sûrement pas aussi grande que je le pense. Est-ce que je me trompe Emiko ? »

    C’était la première fois qu’il l’appelait par son prénom. Ce qui annonçait le changement de leur relation. Dans quelques minutes, le destin tragique de ce héros changerait. Et elle, en jouirait.

    [H.J; j'imagine trop *-* #SBAFF# Désolée pour ce qu'il dit à la fin, ça me tentait trop]
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 10 Mai - 13:45

    Ce fut dans un silence amplement bruyant que les deux nippons entamèrent leur repas. Un silence pesant, dans la mesure où il était palpable, bien que la musique et les conversations environnantes ne rompent son règne, qui ne restait présent qu’entre les ennemis. Quelle sublime horreur. Aucun d’eux ne parla, au début. Quel calme étrange…. « Le calme avant la tempête. » Emiko le savait mieux qui quiconque, et elle savait aussi que son partenaire devinait cette même tension, bien que peut-être inconsciemment. Et pourtant, loin de lui l’idée de se méfier. Ce qui était d’autant plus alarmant, pour un AnyBand entraîné et intelligent comme lui. Mais la belle était confiante, en elle comme en ses alliés. Comme en son père. Peut-être son pouvoir de séduction fonctionnait-il mieux encore qu’elle ne l’avait escompté ?

    Lorsque le serveur eut soulevé les coupelles de leurs plats respectifs, un délicieux fumet s’en échappa, libérant une effluve enivrante et plus qu’appétissante. Comme si les mets eux-même appelaient leurs clients à les dévorer sur-le-champ. Emiko approcha imperceptiblement sa chaise de la table avec une discretion innée, et s’empara de sa fourchette avec grâce. C’est avec la même distinction qu’elle commença à manger. Chacun de ses gestes était calculé – ou pas – pour être parfait. Sa façon de s’alimenter aurait elle-même pu être jalousée. C’est pour vous dire… à quel point la belle était attrayante. Kurosaki mettait, lui, moins d’élégance à déguster son repas, mais il n’en restait pas moins le plus classe de tous les hommes ici présents. Et l’emploi du superlatif est peut-être un peu trop faible pour vous montrer à quel point, je tiens à le préciser. Les deux jeunes gens en train de manger offraient un spectacle passionnant, et les quelques regards qui convergeaient vers eux auraient très bien pu observer la plus grand œuvre d’art de tous les temps, tous musées du monde entier réunis.

    Le repas fut délectable, d’autant plus que les adverses s’éprirent d’un nouveau petit jeu, lancé par l’homme. Celui-ci découpa un morceau de viande saignante, et dirigea sa fourchette vers Emiko. La belle asiatique comprit d’emblée ce qu’il désirait de par ce geste bizarrement attentionné, et, déposant sa fourchette avec délicatesse près de son assiette, entrouvrit la bouche pour laisser passer le délicieux met. Le jeu en valait la chandelle, c’était vraiment exquis. De plus que l’aliment venait de la fourchette de Kurosaki en personne. La demoiselle, après avec mâché avec une grâce des plus distinguées et avalé, en prenant bien soin d’imprégner la moindre de ses papilles du goût de cet agréable morceau de viande, reporta son attention sur son voisin de table. Celui-ci la regardait, et dans ses yeux se mêlaient divers sentiments qu’Emiko ne prit même pas la peine de déchiffrer. Elle sourit adorablement à l’homme qui lui faisait face, comme pour le remercier de façon muette, puis s’intéressa à sa propre assiette qu’elle s’appliqua à terminer, avec la même différenciation naturelle, qu’on pouvait chez elle qualifier d’ « habitude. »

    Leurs assiettes étaient terminées, pourléchées par les dents des couteaux dans les moindres recoins des plats, ce qui témoignait d’un délice à l’état pur. Emiko s’adossa élégamment au dossier de sa banquette, son dos nu reposant agréablement contre le satin rouge du fauteuil. Un rouge foncé, bordeaux qui pouvait rappeler plusieurs choses. Par exemple ? Du sang… Mademoiselle Hiroshi réalisa alors qu’elle n’avait toujours pas fait ce signe qui marquerait la perte de Kurosaki, alors que leurs repas étaient à présent engloutis, leurs assiettes consommées jusqu’au bout du bout. Elle avait encore un peu de temps, puisque l’homme qui lui faisait face commanda un dessert. Distraite, Emiko ne prêta même pas oreille au choix de l’AnyBand, réfléchissant à la stratégie dont elle avait si longtemps conversé avec son père. Elle était consciente que la réussite du plan reposait entièrement sur elle. Rien ne devait clocher, elle n’avait pas droit à l’erreur. Parce que c’était peut-être la première, seule et dernière chance que son clan avait de capturer l’insaisissable Kusano. Elle avait eut pendant le repas, maintes occasions de donner le signal, mais ne l’avait pas fait. Elle n’attendait plus le moment propice pour arrêter son choix, mais l’instant où elle aurait le courage de lever quelques doigts avec insouciance, comme si elle appelait un serveur. Elle ne se reconnaissait pas. D’habitude, c’était avec un plaisir et une satisfaction dépassant toute forme de jouissance qu’elle se résolvait à arrêter un ennemi. Pire, à le torturer, l’entendre hurler de douleur, le voir mourir dans d’atroces souffrances. Elle se délectait de telles scènes, aimait être de la partie. Cette fois, elle avait envie de détruire Kurosaki, oui. Mais elle ne l’imaginait pas attaché à une chaise, dans une pièce sombre et déserte, pièce dans laquelle il serait martyrisé jusqu’à ce que, peut-être, mort s’en suive.

    Le serveur qui apparut pour leur remettre polimment leur dessert chassa ces pensées néfastes de l’esprit d’Emiko, qui se ressaisit, s’apprêtant à donner l’alarme à tout instant. Ses hésitations envolées, elle reprenait volontiers la lutte. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. C’était ce qu’elle se répétait.

    L’employé de La Romantica (quel nom ironique pour une telle scène à venir, quand on y pense…) déposa avec délicatesse une coupe glacée au centre de leur table. Les deux ennemis échangèrent un regard, sourires malicieux armés. Le petit jeu allait reprendre. Emiko n’avait pas écouté la commande que l’AnyBand avait passé quelques instants plus tôt, mais ça ne l’étonnait pas de voir arriver un dessert commun. Elle commençait vraiment à connaître son opposé, tant et si bien qu’il en devenait prévisible. D’ailleurs, ledit dessert était délectable à la vue aussi bien qu’au goût. Présentée dans une imposante coupe de cristal, taillée avec adresse et régalant aux yeux de merveilleux motifs affilés qu’on avait envie de caresser du bout des doigts, la crème glacée, blanche et rappelant à la perfection la robe nacrée de la belle brune, n’en paraissait que plus délicieuse encore. On aurait pu la dévorer du regard des minutes durant, devinant son goût exquis des iris, sa consistance délectable, son régal pour les papilles – sa perfection.

    Kurosaki fut le premier à entamer le dessert glacé qui s’offrait aux deux ennemis. Brandissant sa cuillère, il la plongea dans l’océan laiteux et tendit la bouchée à Emiko. Celle-ci ne se fit pas prier pour avancer ses lèvres avides jusqu’à la glace, déposant avec ferveur le sorbet sur sa langue. Le morceau gelé fondit aussitôt en contact avec le membre gustatif de la demoiselle, laissant une sensation synonyme de huitième merveille du monde sur les papilles de cette dernière. Ce trésor renfermait les saveurs les plus délicates qu’il soit. C’était fondant, doux et très assidu à la fois, dégageant un arôme au parfum de prodiges. La balance équilibrée avec adresse, rien n’était à redire, et le juste milieu avisé dominant cette glace la rendait plus que… parfaite. La dame s’empressa d’attraper sa cuillère en argent, refusant de laisser Kurosaki dans l’ignorance d’une telle fragrance plus longtemps. Elle recueillit à son tour un morceau de sorbet et le glissa avec délicatesse entre les lippes de son partenaire. Ils dégustèrent leur dessert ainsi tout du long, donnant tour à tour une bouchée à l’autre. Au contact du trésor gustatif qu’ils goûtaient, il était impossible de ne pas fermer les yeux tant c’était bon. Emiko n’avait jamais savouré pareil repas, elle devait bien reconnaître un point positif à la soirée. Soirée qu’elle aurait d’ailleurs dû considérer comme entièrement positive.

    Au grand regret des deux nippons, la coupelle se vida et toute trace de la glace s’y étant trouvée cinq minutes plus tôt avait disparu. C’est alors que Kurosaki se leva. Le cœur d’Emiko manqua un battement. Il n’allait pas partir, non, pas déjà… Pas alors qu’elle n’avait pas levé le petit doigt pour mettre la phase B du plan en exécution ! Non ! Elle avait tant été absorbée dans la dégustation de son dessert, donné de la main de l’ennemi, qu’elle en avait oublié tout le reste. Mais ses peurs s’évaporèrent lorsqu’elle le vit s’approcher d’elle. Une cruelle satisfaction la remplit alors : c’était encore mieux que prévu.

    L’homme s’inclina, se penchant en avant. Du bout des doigts, il caressa la peau douce et bridée de la jeune femme et… l’embrassa. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Des yeux curieux et indscrets se tournèrent vers le couple qu’ils formaient. D’un point de vue extérieur, ils avaient l’air si proches, si… amoureux. Et en effet, le baiser qu’ils se donnèrent était bien différent que tous les précédents qu’ils avaient bien pu avancer. Cette fois, dénué de toute violence et de désir purement sexuel, il était passionné, tendre, presque… amoureux ?! Emiko écarquilla légèrement les yeux, cependant pas assez pour que Kurosaki ne le remarque. Elle aurait voulu l'éloigner, mais quelque chose en elle la poussait à répondre à leur baiser. Quelque chose en elle voulait répondre à leur baiser. Lorsque celui-ci prit fin, la demoiselle eut encore la sensation qu’elle embrassait son ennemi, comme si les lèvres de l’homme étaient restées apposées aux siennes. Elle en sentait encore le goût, un goût qu’elle se surprit à apprécier. Son visage resta tendu dans la même position, tandis que Kurosaki le caressait. Elle ne lui connaissait pas un tel geste, une telle attention, une telle douceur. Elle le croyait bestial, brutal, et pourtant elle découvrait tout le contraire en cet instant présent. Et étrange, cela va de soi. Emiko avait l’impression que quelque chose était passé entre eux, durant cet échange. Quelque chose qui, elle s’en rendit alors compte… avait pressé le rythme de son pouls.

    Son cœur s’emballait.

    Pas pour longtemps cependant, car l’impression d’un lien étrange et non-identifié (et qu’elle ne voulait pas identifier, car elle avait peur de la réponse), venait de s’évaporer en même temps que Kurosaki s’adressa à elle, rompant le silence qui avait perduré entre eux durant tout le repas.

      « Ne me dis pas que tu m’as fait venir uniquement pour me faire goûter à ces plats divins. L’envie de me voir n’était sûrement pas aussi grande que je le pense. Est-ce que je me trompe Emiko ? »


    Emiko ?! Il l’avait appelée Emiko. Elle n’avait pas rêvé. Etrange comme elle avait apprécié… Etrange comme son prénom sonnait bien dans la bouche de l’AnyBand… AnyBand. Ce simple mot rappela à la belle ce pourquoi elle était ici. C’est alors qu’un sourire à la fois satisfait et espiègle éclaira ses traits, gagnant ses yeux avec une cruauté qu’elle ne chercha pas vraiment à dissimuler cette fois, sachant que Kurosaki ne s’en irait pas, non, pas maintenant. Parce que pour lui aussi, l’occasion était d’or. La vengeance est un plat qui se manger froid. Il était plus proche que jamais du père de la belle, plus proche que jamais de ce but qu’il s’était fixé, et qu’il désirait atteindre avec une détermination féroce. Pour Malia. Emiko posa son regard démentiel sur l’homme accroupi devant elle, avant de lui répondre. Sa voix prit des accents mielleux, mauvais, presque bestiaux et… impitoyables. Comme si elle avait attendu ce moment avec impatience, ce moment où enfin elle pourrait le réduire à néant…


      « Non, tu as parfaitement raison, Kurosaki. »


    [ HJ; muahaha, arrête, c'est parfait, ça fait un élément déclencheur, la classe quoi (h). J'aime trop la dernière réplique d'Emiko, quand elle l'appelle par son prénom alors qu'il croit qu'elle l'ignore... Tintintin What a Face ]
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 10 Mai - 17:47

    « Non, tu as parfaitement raison, Kurosaki. »

    La façon dont elle avait prononcé ces mots ne lui était pas commune. Du moins cela ne ressemblait pas à la Emiko qui dansait quelques minutes auparavant avec lui. Elle le regarda d’un regard noir, semblable à celui que prenait Kurosaki quand il songeait à sa vengeance. Ces mots, il les avait pressenti et il avait été forcé de voir que la jeune femme avait été bien informée sur sa petite personne. Pas une once de surprise, de sentiment n’habita le regard et le visage du jeune japonais. A cet instant, Emiko dirigea une main vers le serveur. Aki se releva et se retourna, il vit des hommes surgir de plusieurs coins du restaurant. Il était cerné. Aucune issue ne lui permettrait de s’échapper. Il était pris au piège dans les filets des NoRights. Il était seul face à la bande qui s’approchait de lui. Et Miko, quant à elle, semblait jouir de plaisir, à l’idée de le voir tomber si bas. L’Anyband ne chercha pas même à fuir. De tout façon, il était déjà trop tard. Deux hommes le tinrent, et un autre braqua une arme sur sa nuque. Pendant que les NoRights s’exécutaient, leur ennemi regardait fixement la demoiselle a qui il devait cette palpitante rencontre. Il lui souriait. Mais pas d’un sourire tendre. Il affichait un sourire ironique frôlant même la vulgarité. Emiko ne comprenait sans doute pas ce sourire. Après tout il venait de se faire prendre. Oui, lui Kurosaki Kusano, après avoir lutté tant d’années, venait de sombrer devant elle, et il …souriait ? Singulier personnage. Mais en fait, ce qu’ignorait la belle japonaise, c’est qu’elle venait de lui offrir une opportunité en or. Elle l’avait attrapé, et dans le plan du jeune asiatique, cela revenait exactement au même qu’il l’attrape elle. Tous les regards convergeaient vers eux. Un peu comme si ils étaient sur une scène sous le feu des projecteurs. Les gens ne comprenaient pas. Il ne comprenait pas que ce couple si parfait qu’ils avaient admiré durant toute la soirée, se disloque en quelques secondes. Ils regardaient cette triste scène d’un regard médusé. Leur ignorance était si grande et si pitoyable. Pour en revenir aux deux jeunes ennemis, leurs regards ne se quittaient plus. Ils étaient sombres. Il était même difficile d’y percevoir d’anciens sentiments communs. Aucune parole n’avait été prononcée depuis que sa jeune interlocutrice l’avait appelé par son nom, son vrai nom. Mais jouissant de sa position, il daigna prononcer quelques mots à l’intention d’Emi.

    « Tu penses avoir gagné. Tu jouis de ma défaite et pourtant tu n’as pas encore compris, que moi aussi j’ai gagné. »


    La jeune femme ne semblait pas avoir compris l’allusion dont il venait de lui faire part. C’est pourquoi sans plus attendre, il s’empressa d’éclairer un peu plus la lanterne de cette dernière.

    « En me capturant, tu viens de m’offrir une énorme opportunité. Laquelle ? Celle de me faire escorter par la propre fille de l’assassin de mes parents, me faire escorter jusque dans l’antre maudite où ma sœur est retenue. Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec elle. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu Emiko ? »

    Ce rictus sadique s’afficha sur son visage. Pour lui, tout était gagné. Il avait confiance en lui, il parviendrait à les vaincre. Avec ou sans l’aide de ses alliés. De tout façon, il s’agissait d’une vengeance personnelle. Il s’en sortirait seule.
    A ces mots, les collègues de son interlocutrice l’emmenèrent. Ils sortirent du restaurant. Même dans cette position quelque peu…navrante, Kuro disposait d’une classe inégalable et d’une fierté personnelle intacte. On lui baissa la tête pour le faire rentrer dans la voiture. La porte se ferma et notre jeune nippon dit adieu à sa liberté et au beau visage dur de la jeune femme, restée sur le trottoir.


    On arriva bien vite au quartier général de l’ennemi. On le sortit de la voiture et on le fit traverser des couloirs sombres et humides. La noirceur des lieux ne faisait qu’amplifier l’avis qu’avait l’Anyband sur les NoRights. Ils étaient si bestiaux qu’ils n’avaient même pas un lieu presque décent pour accueillir leurs prisonniers. Remarque, normal me direz-vous. Après tout, l’ennemi doit souffrir dans un lieu à proprement parlé sale et terrifiant. On le jeta dans une sale. Une sale peu éclairée. Les murs de couleur marron, laissaient transparaître la crasse des lieux. Ses menottes lui serraient les mains. Son smoking, avait déjà viré au gris abandonnant sa couleur noir d’origine. Il était par terre, et il tentait de se libérer de ses menottes qui le privaient de tout réel mouvement. Deux hommes surgirent. Ils tenaient dans leurs mains matraques et fouet –le retour d’Indiii chauuuud *-*.


    « Où crois-tu pouvoir aller petit anyband ? Nous allons te faire un cadeau de bienvenu. Prends cela comme un privilège, on n’en fait pas à tout le monde. »

    La haine et la rage s’étaient amplifiées dans le regard du jeune homme. Il n’acceptait en aucun cas qu’on lui parle sur un ton aussi peu respectueux. Il se releva, et face aux deux hommes qui se tenaient devant lui, il dit sur un ton enjoué :

    « Je n’accepte aucun cadeau venant des NoRights. »

    A ces mots si noirs de répugnance, les deux ennemis du jeune homme s’approchèrent. Le premier attrapa Kurosaki par le col. Il le plaqua au mur. Après lui avoir enlevé sa veste, l’autre, de son fouet, claqua la corde sur le dos de l’autre laissant la chemise se déchirer peu à peu et le sang giclé sur leurs visages. Il serrait les dents, il ne voulait pas laissé le désir et la jouissance envahir ces deux êtres en hurlant de douleur, même si certaine fois il dû se résoudre à crier tant il souffrait. Les hommes riaient. On avait même l’impression que leur plus grand fantasme était de frapper jusqu’à ce que mort s’en suive. Ils étaient si bas. Les mains posées sur le mur au dessus de sa tête, Kusano pensait…il pensait à elle. Avait-elle vraiment voulu qu’il soit battu de cette façon. Jouissait-elle aussi des coups qu’on portait aux autres êtres humains. Il repensait à leur dernier baiser. Il n’avait pas sonné faux, il en était sûr. Mais après tout, ils jouaient tous deux si bien leurs rôles que la tromperie en était grande.
    Après l’avoir suffisamment amoché. On l’attacha à une chaise. Il reçut une dernière douceur de la part de ses hôtes. Une douceur qui fit émaner des perles rouges de sa bouche. La porte se claqua, et il sombra de fatigue dans cette salle obscure où les rats couraient et où les murs badigeonnés de sang, rappelaient la douleur et la souffrance d’anciens détenus.
    On le laissa trois jours sans eau ni nourriture. Il n’avait même pas réclamé une goutte ni une miette de pain. Il attendait. Il savait qu’en faisant le mort, on s’intéresserait bientôt à lui. Il se doutait que les NoRights finiraient par s’occuper de leur plus gros prisonnier. Il économisait sa salive. Le manque de liquide lui donnait une gorge si sèche qu’il n’arrivait même pas à parler normalement. Quand allait-on venir lui rendre visite ? La porte s’ouvrit. Une parcelle de lumière fit découvrir le corps ensanglanté du prisonnier à travers sa chemise déchirée. Il redressa la tête, et laissa paraître un visage bien abîmé où le sang était encore perché à ses lippes.
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Lun 11 Mai - 22:09

    21h30 - La Romantica.

      « Non, tu as parfaitement raison, Kurosaki. »


    L’instant fut parfait. Emiko n’aurait pu rêver mieux. Elle se sentit stupide d’avoir hésité, parce qu’à présent, il n’y avait plus qu’une seule et unique chose qui l’obsédait, tournant dans sa tête à tel point qu’elle eut envie d’éclater d’un rire démoniaque : le détruire. Elle savait que la fierté de l’homme mettrait sans doute bien longtemps à être souillée, mais elle la réduirait en miettes, oui. Elle l’entacherait jusqu’à ce qu’il la supplie d’en finir. Elle se le promit, à l’instant même où…

    Elle leva la main.

    Ce geste, dérisoire, si petit, si insignifiant, si habituel… N’importe qui aurait pu croire qu’elle appelait le serveur pour régler l’addition, par exemple. Mais ce signal cachait bien d’autres choses. Après cette alarme dissimulée en banalité, et cet instant affreusement calme, qui sembla comme suspendu dans le temps, les choses s’accélérèrent. Tout alla très vite, oui. Des NoRights surgirent de partout, de tous les coins et recoins de La Romantica, pour converger vers le couple diabolique qu’Emiko et Kurosaki formaient. Les gens autour d’eux cédèrent à la panique, poussant des cris effrayés, se bousculant pour s’échapper dans la cohue la plus générale, brisant des verres, des tables… Qu’importait ? Emiko avait l’impression que rien de tout ce vacarme ne pouvait l’atteindre, comme si elle était dans une bulle insonorisée. Des centaines, peut-être des milliers de paires d’yeux étaient fixées sur elle, tandis qu’elle jubilait. Elle avait réussi. Il était à elle. Pris dans ses filets.

    Tout s’accéléra encore : les NoRights brandirent leurs armes et l’un d’eux, imposant, empoigna un Kurosaki qui n’avait daigné bouger, sachant très bien que c’était peine perdu : qu’il était pris au piège. Un Kurosaki qui, bizarrement, souriait, reflet de sa maîtresse dont les traits s’emplissait d’une satisfaction débordante. Elle dominait l’AnyBand, elle était le sommet de tout, en cet instant. Telle une reine sur son trône. Il pouvait bien lui cracher au visage que son allégresse n’en serait pas moins forte, ne diminuerait en rien. Bien au contraire, ça ne faisait que commencer.

    Un cliquetis agréable résonna aux oreilles de la digne fille Hiroshi. On l’avait menotté, il était fait comme un rat. Pitoyable. Et plus pitoyable encore était ce sourire qu’il affichait. Plus pitoyables encore furent les mots qu’il se risqua à prononcer.


      « Tu penses avoir gagné. Tu jouis de ma défaite et pourtant tu n’as pas encore compris, que moi aussi j’ai gagné. »


    Emiko eut cette même envie folle d’éclater d’un rire démoniaque et cruel, mais se retint. Un rictus mauvais se dessina sur ses lèvres, rendant son expression provocatrice, moqueuse, insolente. L’air de dire : « ah ouais ? Vas-y, alors. Descend-moi. Qu’est-ce que tu attends ? » Mais elle était intouchable, elle le savait aussi bien que Kurosaki. Ce dernier tentait simplement de préserver sa fierté, chose qu’il arrivait plutôt bien à faire. Malgré sa posture inconfortable, les mains jointes entre deux menottes de métal froid, la tête rejetée en arrière et les épaules voûtées, il restait beau et classe, Emiko devait bien reconnaître ça au « rat. » Un rat qui ne la lâchait pas du regard, et réciproquement. C’était à qui baisserait les yeux en premier – des yeux noirs de haine, de toute la haine que les NoRights accumulent envers leurs ennemis, même chose pour les AnyBands. La belle avait confiance en elle, elle ne bronchait pas, ne rompait pas le contact entre leurs iris semblables, alimentés du même désir de vaincre, de la même férocité.

      « En me capturant, tu viens de m’offrir une énorme opportunité. Laquelle ? Celle de me faire escorter par la propre fille de l’assassin de mes parents, me faire escorter jusque dans l’antre maudite où ma sœur est retenue. Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec elle. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu, Emiko ? »


    L’intéressée ne répondit pas, car déjà ses alliés forçaient l’AnyBand à se retourner, l’entraînant jusqu’à l’une de leurs voitures noires aux vitres teintées. Emiko, postée sur le trottoir, juste devant la porte du restaurant que les NoRights venaient de dévaster pour son plus grand bonheur, regarda ses complices baisser la tête du « rat » puis le pousser avec violence dans le véhicule. Dès lors, elle ne le vit plus. Mais elle regarda le fourgon s’éloigner, pensive, mais toute aussi jubilante. Puis, elle monta dans un taxi et rentra chez elle, se délectant de la parfaite soirée qu’elle venait de vivre à pleins poumons. Imaginer Kurosaki dans une salle de torture, dans le noir, les vêtements déchirés et la bouche écumante de sang l’amusa, et c’est un sourire comblé aux lèvres qu’elle ouvrit un portail qu’elle-même avait prit soin de fermer, il y avait de cela quelques heures.

    Cette nuit là, son sommeil fut agité, sans qu’elle ne se souvienne d’aucun des rêves – tournant au cauchemar – qui l’avaient ballottée.


    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Trois jours après, 11h24 – Bureau de Monsieur Hiroshi.

    Confortablement installée dans son jean sombre serré jusqu’aux chevilles et épousant à merveille ses formes avantageuses, Emiko avait pour accoutrement un haut noir et court, qui formait deux larges bretelles sur ses épaules, et dont une ceinture enserrait le milieu tandis qu’un ravissant collier émaillé d’or plongeait dans son décolleté. Des talons-aiguilles de la même couleur que son top ornaient ses pieds, se contentant de serrer sa cheville et ses orteils d’une lanière se dédoublant à la racine. De jolies mitaines en cuir vernis agrémentaient ses poignets, s’accordant avec sa ceinture, tandis que les cheveux de la belle, parfaitement lissés et formant une franche abrupte au dessus de ses yeux couleur chocolat, ruisselaient de la moindre lumière, comparables à une cascade fluide de délicats cristaux.

    Elle était belle. Comme d’habitude.


      « Miko. Tu as fait du bon boulot, je suis fier de toi. Je n’en attendais pas moi, mais tu ne me déçois jamais.
      - Epargne moi tes formules de politesse, papa, je sais tout ça. Si je suis assise dans ce très confortable fauteuil de cuir noir, en face de toi, dans ton bureau qui plus est, c’est qu’il y a une raison
      (elle eut un sourire rieur). Alors ?
      - On ne peut rien te cacher, à toi.
      - Mh.
      (elle marqua une pause). Ah, au fait, qu’est devenu Kusano ? (son sourire redoubla d’intensité, et une pointe de cruauté s’y mêla).
      - Justement. Il est en bas. Salle #123.
      - Oh, je vois. C’est donc ça. Compris : je m’en charge.
      »


    Salle #123. Elle la connaissait bien, cette salle. Pour avoir maintes fois jubilé des cris de douleur de ses victimes, qui l’avaient suppliée d’en finir, vomissant un flot de supplications mêlées à leur propre sang. Pour avoir maintes fois martyrisé ses proies, telle une femelle dominante, armée d’un scalpel ou autre instrument plus amusant. Pour s’être délectée de la souffrance des AnyBand, qu’elle entendait encore résonner en ces lieux chaque fois qu’elle y mettait les pieds. Un sourire démoniaque prit possession de ses traits – prit possession d’elle. Gagnant ses yeux qui s’allumèrent d’un sinistre éclat impitoyable alors qu’elle pensait à la délicieuse journée qui l’attendait…

    Salle #123. Salle de torture.


    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    12h55 – Salle #123.

    Mordant à pleines dents dans son délicieux sandwich agrémenté d’un steak saignant, Emiko prit le tournant du couloir. Couloir qu’elle s’amusait à renommer « le couloir de la mort. » Chacune des portes s’ouvrant sur celui-ci débouchait dans une salle de torture. Inutile de vous préciser qu’elle aimait arpenter ce couloir où la température environnait toujours les six degrés (mais à force, elle n’avait plus froid), où les courants d’air étaient trop nombreux et la lumière trop faible, où les couleurs étaient sinistres et les cris des détenus déchirants. Où l’odeur du sang et de la pénitence dominaient tout.

    Ambiance. Et glauque, s’il vous plaît.

    Bref, elle marcha d’un bon pas, mâchant une bouchée de son rapide déjeuné. Un rapide et sombre calcul lui permit de constater que Kurosaki, auquel le surnom de « rat » convenait parfaitement, surtout dans un trou pareil, était détenu chez les NoRights depuis trois longues journées. Sans eau. Ni nourriture, cela va de soi. Une idée traversa l’esprit malsain de la belle Emiko, et elle jeta un regard complice à son sandwich, comme s’il s’était agit d’un instrument de torture traditionnelle. Après un nouveau tournant, la digne fille Hiroshi perçut des voix, bien calme en comparaison des hurlements perçants qui surgissaient parfois au détour d’un corridor. Et à mesure qu’elle se rapprochait, elle distingua ses alliés l’accueillir du même rictus affreux.


      « Nous n’attendions plus que toi. Le chef Hiroshi nous a fait suivre la nouvelle. »


    Emiko hocha la tête avec détachement tandis qu’elle croquait un bout de son repas, comme si ce qu’elle s’apprêtait à faire était naturel. Elle y était habituée, il fallait bien le dire. Et elle y prenait un immense plaisir. Les seuls mots qu’elle avait envie de prononcer étaient : « trêve de bavardage. » Mais on lui avait apprit à ne pas parler la bouche pleine, alors elle se retint. L’un des hommes baraqués en noir qui se tenait devant la porte lui tendit une mallette en métal, digne des plus grands gangsters, dont Emiko se saisit nonchalamment. Ses biceps se bandèrent sous le poids de la valise, mais la femme ne broncha pas. On aurait dit que c’était la routine, pour elle. Et ça l’était.

      « Une demi-heure, ça suffira ?
      - Sans doute, je ne sais pas. Avec lui, il faut s’attendre à tout.
      »


    Sur ces mystérieuses paroles, Emiko contourna l’homme et se posta face à la porte. Elle était identique à toutes les autres, constituée d’acier, et pourtant le matériau n’empêchait pas toujours les hurlements de s’échapper – ce qui témoignait de la violence des supplices. Dessus, centrée dans la partie supérieure du métal, étaient soigneusement gravés les chiffres « 123. » C’était là. Sans l’ombre d’une hésitation, la belle entrouvrit la porte, arrachant un morceau de sandwich au passage, qu’elle mâcha lentement. À l’intérieur, il faisait noir total, c’est pourquoi la lumière du couloir, malgré sa faiblesse, dessina un rectangle très lumineux à l’intérieur de la #123. Emiko fit entièrement basculer le lourd panneau de métal, se postant dans son encadrement. La forme nette et lumineuse s’élargit, au sol, se frayant un passage jusqu’aux traits ensanglantés d’un homme qu’elle s’obstina à éblouir. L’ombre de la délicieuse silhouette d’Iko se découpa sur l’éclairage, tandis que le prisonnier levait la tête vers son visage – qu’il ne put voir à cause de la lumière, derrière la NoRight. Bien qu’elle sache qu’il devinait qui allait l’interroger. Et ce n’était pas bien dur à deviner, en soi.




Dernière édition par Emiko Hiroshi le Lun 11 Mai - 22:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Lun 11 Mai - 22:11

    Emiko abattit sa main, telle une habituée, à droite de la porte, côté intérieur. Aussitôt, les néons s’allumèrent progressivement, dans un bruit de tension électrique typique des vieux éclairages de la sorte. Inutile de préciser que la lumière était nettement superficielle, et se contentait de régler l’ombre en une pénombre glauque et mystérieuse, qui badigeonnait d’obscurs contours inquiétants sur les visages et objets présents. On n’y voyait pas beaucoup : juste assez pour « travailler. » À l’intérieur, les murs de la salle #123 ne différaient pas énormément de ceux du couloir, si ce n’est que leur marron était plus sombre, digne de couleurs militaires, et crasseux. Les néons y formaient çà et là des reflets verdâtres, tout aussi sombres et dégoûtants, qui faisait ressortir l’impureté des lieux – pour rester poli. Par endroits, des bosses, des creux et des tâches sur la peinture écaillée des murs ravivaient la souffrance et, parfois, la mort d’anciens détenus.

    À l’inverse du couloir, dans la salle, la température était élevée. La chaleur corporelle et la respiration du prisonnier ayant contribué à réchauffer la cellule, en trois jours, et avec une bouche d’aération qui ne fonctionnait plus aussi bien, car la poussière entravait la grille. Celle-ci était d’ailleurs soigneusement fixée au mur, de telle façon à ce que personne ne puisse s’échapper par ce passage. N’importe comment, c’était trop étroit, et trop haut. L’odeur était pire, encore faute d’une mauvaise aération, et le goût du sang était perceptible à travers son effluve-même. Emiko fronça le nez, le temps se s’habituer à pareil exhalaison. Même pour une sanguinaire et passionnée de torture comme elle, c’était désagréable. C’est pour vous dire… Bref. Le mobilier était en nombre restreint. Au centre de la salle, qui devait faire dans les quatorze mètres carré, une table rectangulaire – qui ressemblait plutôt à un bloc d’acier vulgairement tailladé en forme de table, pour tout vous dire – reposait, et rien n’entravait encore sa surface lisse et froide. Derrière, comme s’il s’était agit d’un bureau, une chaise de métal assortie au meuble machiavélique attendait que l’on s’y asseye. À son opposé, de l’autre côté de la pièce et de la table, une deuxième chaise, identique. Sur celle-ci, un homme était vulgairement attaché, les mains dans le dos. Lorsque la porte de sa prison s’était ouverte, il avait redressé la tête, et la lumière l’avait alors aveuglé. Il avait plissé les yeux, posés tant bien que mal sur le visage d’Emiko, qu’il ne pouvait voir car celle-ci était alors dos à l’éclairage, à « contre-jour. »

    À présent que l’intruse avait allumé les néons faiblards de la #123, le détenu y voyait un peu mieux, et sa dominatrice pouvait, elle aussi, le détailler avec plus d’aisance. Il était dans un sal état. Déjà. Alors que les choses sérieuses n’avaient même pas encore commencé. On lui avait retiré la veste de son smoking, et ce dernier avait viré au gris, sa chemise déchirée, arrachée, déformée par endroits. Le sang se mêlait au spectacle, recouvrant les lèvres du nippon, injectant ses yeux haineux, salissant ses boucles brunes et en désordre, se mélangeant à sa sueur. Aussitôt, la comparaison avec un rat se fit entendre, telle un automatisme, dans l’esprit de la belle. Il était pitoyable, et elle s’en délectait. Sa voix mielleuse résonna alors de façon étrange et menacente, entre les quatre murs de la salle dont elle venait de claquer la porte derrière elle, masquant les gardes et les lumières plus claires du couloir derrière son acier imposant.


      « Kurosaki. »


    On lisait de la fierté sur ses traits. La fierté d’avoir réussi son coup, de pouvoir enfin vivre dans les moindres détails cette scène qu’elle avait tant imaginé. Elle, toute puissante ; lui, souillé, tout comme sa conscience. Pensait-il vraiment être en mesure de tourner les choses en son avantage, piteux comme il l’était ? Belle illusion. Emiko, l’incarnation parfaite de la réussite et du démon, s’approcha et souleva la mallette, l’élançant avec violence dans les airs, pour la laisser retomber avec un bruit sourd au centre de la table d’acier. Elle l’ouvrit d’un même geste avide, d’une main car l’autre tenait toujours son repas. À l’intérieur : une panoplie complète d’outils de tortures, propres et brillants de toute leur splendeur argentée, malgré la faible lueur qui les éclairait. Rien qu’à les regarder, on supposait aisément la douleur qu’ils étaient capables d’infliger, entre de bonnes mains. Et on souffrait déjà, rien qu’en l’imaginant. Kurosaki ne pouvait pas voir le contenu de la mallette, bien que le deviner était tâche facile. Un, il en était éloigné ; deux, c’était le dos métallique de la valise, et non son contenu, qui s’offrait à sa vue. Seule Emiko pouvait voir les divers couteaux, scalpels, pinces, pieux – et j’en passe – que la redoutable mallette recelait. C’était peut-être pire pour l’AnyBand, car il était libre d’imaginer pires instruments encore. (Si c’était possible ?)

    Loin d’être déjà fatiguée, notre cruelle héritière Hiroshi contourna la table, puis, telle un rapace cherchant le bon moment pour achever sa proie, tourna à pas lents et réguliers autour du perchoir ennemi. Emiko profita d’un instant où elle se trouvait face à Kurosaki pour arracher une énorme bouchée de son sandwich, mordant goulûment dans le steak saignant qu’il contenait. Une rondelle de tomate appétissante en profita pour s’échapper, légèrement aidée par la NoRight qui se souvenait de la faim de son prisonnier. Elle s’écrasa sur le sol, aux pieds de celui-ci sans qu’il ne puisse l’atteindre, dans un bruit étouffé. Elle gicla à ce contact trop violent, et la flaque du délicieux jus rouge qui la baigna alors ressemblait étrangement à du sang. Satisfaite, Emiko sonda Kurosaki de ses iris chocolat, puis reprit sa marche autour de lui. Ni trop loin, ni trop près. On n’entendait rien, juste ses pas. Ils semblaient amplifiés à travers le silence trop bruyant, déchiraient les tympans, stressaient les cœurs aussi durs soient-ils. Soudain, le bruit cessa : sa cause s’était arrêtée.


      « Ils n’y sont pas allés de main morte. Tu es dans un sal état. »


    On l’entendait parfaitement aux accents que prenait sa voix : elle jubilait. Laissant digérer ses mots à Kurosaki, elle déroba une nouvelle parcelle de sandwich, qu’elle mâcha lentement, savourant ce délice sous les yeux affamés de l’otage.

      « Je n’imagine même pas à quel point la délicieuse odeur de viande doit te donner envie, très cher. »


    Les deux derniers mots avaient été prononcés avec puissante ironie. Une ironie blessante, infâme. Emiko le mettait dans des conditions mentales terribles, elle était très douée pour cela. Ca l’amusait. Et, même si sa proie préserva une apparence qui se voulait forte, à l’intérieur, elle souffrait déjà. C’était naturel : il ne pouvait en être autrement. Même le plus puissant des hommes faiblit à vue d’œil, voire craque, après trois jours sans eau ni nourriture, ni quelconque contact extérieur. Dites-vous que c’est déjà un miracle qu’il fut encore en vie. La digne fille Hiroshi s’approcha de sa victime et passa dans son dos. Elle appuya la paume de sa main mi-gantée de cuir reluisant aux endroits qui, sur la peau de Kurosaki, avaient été marqués à coups de fouet bestiaux. Les traces étaient si blanchies que ça devait encore faire terriblement mal. Les NoRights n’y allaient, effectivement, pas de main morte. De « main satanique » serait plus approprié.

      « As-tu une simple idée de ce à quoi tu ressembles ? Non. Arrangeons ça. »


    Emiko retourna vers la table et y déposa son sandwich encore tout chaud, puis elle sortit son téléphone portable de sa poche. D’un doigt habile, elle fit basculer le clapet dans un « CLIC » assourdissant, qui perça désagréablement le silence. Puis, elle chercha la fonction « Appareil Photo » dans les menus, enfonça un ongle sur « OK. » Prenant soin de mettre le flash éblouissant, elle fit quelques pas et réappuya sur la même touche, capturant l’image du pitoyable AnyBand. Avec un commentaire vicieux, Emiko brandit la photo sous les yeux de ce dernier, satisfaite. Elle le forçait à affronter sa posture navrante, son apparence piteuse. Entachait sa fierté, comme elle s’était promis de le faire. Puis, elle partit d’un rire démentiel. Vous savez, l’un de ces rires qui vous glacent le sang, dans le pré-générique d’un excellent film d’horreur ? Elle se calma bien vite, supprima la photo, énonçant au passage qu’elle ne voulait pas souiller son téléphone plus longtemps. Un rictus mauvais resta néanmoins accroché à ses lèvres.

    Emiko se redressa et alla s’emparer de la deuxième chaise – celle que l’AnyBand n’occupait pas. Dans un bruit sourd qui rappela celui de la mallette s’abattant sur la table, la belle la posa en face de Kurosaki, à l’envers. Une distance d’un bon mètre et demi séparait les deux sièges. Non pas qu’elle avait peur de lui (pensée risible à ses yeux), mais elle voulait pouvoir le contempler dans toute sa triste « splendeur. » Et qu’il en fasse de même. Surtout que la japonaise avait reprit son sandwich, et jouait avec sous ses yeux. Comme la faim devait lui tordre l’estomac… ! Tant mieux. Bref, Emiko posa ses fesses sur le métal de son inconfortable chaise, dans le sens contraire de la marche. Assise à l’envers, le dossier lui faisant donc face, elle s’y appuya et posa son menton sur ses poignets. Mâchant de nouveau, l’air distrait et serein – ce qui n’était que provocation, – la nippone reprit la parole, moqueuse. Elle semblait s’amuser follement – c’était le cas.

    Sombre démence.


      « « Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec ma sœur. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu Emiko ? » N’est-ce pas les mots que tu m’as lancés, hier ? As-tu seulement pris conscience de ta position ? Tu es pitoyable, oui, voilà ce que tu es. Fais comme un rat. Tu n’as même pas cherché à te défendre. Et tu me dit ça. Qu’attends-tu pour t’échapper, alors ? Imbécile. »


    Elle rit de nouveau, de son rire à vous glacer le sang, qui fut encore plus terrifiant répercuté contre les parois de la sinistre #123. C’est fou comme elle avait changé, comme elle paraissait sanguinaire et dénué de cœur. La femme que Kurosaki connaissait n’était pas celle-la, non. Celle qu’il avait côtoyé riait d’un rire cristallin et sincère, embrassait avec émotion, appréciait les choses appréciables. Lui connaissait Emiko. Celle qui lui faisait face était tout autre, à le narguer de son exquis sandwich – dont l’odeur alléchante allait sans problème jusqu’à lui chatouiller les narines. Elle était… la fille Hiroshi. La digne fille de son père, aux mains pleines de sang après tous les crimes qu’il avait commis – dont le meurtre des parents de Kurosaki, dont l’enlèvement et la maltraitance de sa chère et misérable sœur.

    Nouvelle bouchée. Sous le regard interrogateur de l’AnyBand, qui devait se demander pourquoi il n’avait pas déjà testé la moitié de la mystérieuse mallette en argent, Emiko eut un rictus allègre. Elle répondit.


      « As-tu la bouche trop sèche pour parler ? Minable petite vermine, voilà ce que tu es. Tout comme ta sœur. Malia, si je ne m’abuse ? Oh pardon, évoquer son nom et le fait que tu n’aies pas été capable de la sauver doit te faire tant de mal… Je n’ai pas besoin de mes outils pour te torturer. Et je ne suis pas pressée, oh non. J’ai toute la journée, même toute la nuit si c’est nécessaire, pour m’amuser. Ne crois pas que je vais m’en priver, mais si tu permets, je vais d’abord finir mon repas. Et ce sous tes pauvres yeux de chien battu, Kurosaki. »


    Sur ce, elle embraya avec une nouvelle bouchée, sur laquelle elle s’attarda plus encore…

    [ HJ; pardon, c'était trop long pour un seul post ôo. ]
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 23 Mai - 15:14

    La lumière était timidement arrivée sur le bel asiatique après qu’Emiko ait allumé cette dernière. Elle était face à lui, il la voyait de ses yeux bruns. Il avait su dès le premier grincement de la porte, que cette divine silhouette se dessinerait face à lui. Son regard, tout aussi haineux que le jour où il avait assisté à la mort de ses parents, se posa sur elle. Les néons laissaient transparaître toute l’animosité qui hantait les lieux. Kurosaki découvrit rapidement ce sang qui semblait figé à jamais sur ces murs. Ces sangs, devrai-je dire. Il passa sa langue sur ses lèvres, s’imprégnant de ce goût, qui depuis trois jours, était devenu presque amer. Il essayait par tous les moyens de laisser couler quelque chose de liquide dans sa gorge. Si on le laissait encore dans cette position plusieurs jours, il n’hésiterait pas à se mordre jusqu’au sang pour pouvoir hydrater son corps. Mais en fait, il essayait tant bien que mal de s’enlever le sang dont jouissait Emiko. La bestialité dont elle était animée ne touchait pas le jeune homme, du moins pas encore. Il lui semblait qu’il en avait vu des biens pires.

    « Kurosaki. »

    Prononcer ce nom évoquait à la jeune femme toute la supériorité dont elle disposait. Elle élança sa mallette qui vint frapper brutalement la table disposée en face du détenu. Ce bruit lui déchira les tympans. Il n’avait entendu que son souffle pendant trois jours, et ce bruit si lourd et sourd le heurta sensiblement. Elle l’ouvrit. Il s’attendait à la voir sortir ses diverses armes et a lui en faire les multiples présentations et descriptions, pourtant elle l’abandonna à sa propre imagination. Il ne s’attarda donc pas sur une réflexion aussi profonde. Après tout, il verrait au moment venu. Ce qui le laissa plus perplexe, ce fut l’action qu’elle s’apprêtait à faire. Elle se leva, et tournoyant tel un vautour autour de sa proie, elle l’analysa de haut en bas. Il garda le menton relevé et les yeux fixés sur la porte. Son petit jeu lui importait peu. Il se doutait bien qu’il ne s’agissait pas d’une simple visite de courtoisie, et je dois dire que la curiosité prenait peu à peu part de son être. Il jubilait intérieurement à l’idée de savoir la chose qui amenait tout droit Emiko ici. Il se doutait bien que cette mallette et son contenu cachait un interrogatoire laborieux et douloureux, mais la souffrance physique n’importerait pas. En revanche, comme l’avait deviné la très belle demoiselle, ce qui pouvait et faisait souffrir le jeune homme, était une chose si simple à faire, si simple à prononcer…au seul nom de ‘Malia’, son cœur se trémoussait et se faisait broyer par un étau. Il savait qu’elle le coincerait comme ceci, et pourtant il espérait, rien que cette fois, avoir la force de l’écouter sans que sa plaie intérieure ne s’ouvre à nouveau. Il le ferait, pour elle, pour Malia. Pour celle qu’il était venu chercher dans les abîmes de l’enfer. Pour celle, dont la blessure et la souffrance invétérée importeraient peu. Elle était la cause de son bonheur perdu, et pourtant elle serait la cause de la renaissance de ce dernier. Il voyait déjà, à travers cette porte d’acier, ce visage blanc lui tendant une main en souriant. Comment était-elle aujourd’hui ? Ce qui le laissa s’échapper de sa divine rêverie, fut le visage de la belle asiatique qui se posa face à lui. Ce qu’elle tenait dans sa main était l’arme la plus féroce que Kuro ait vu : la faim. Il la regarda mordre à pleine dent ce divin sandwich, laissant échapper ce bout de tomate qui vint heurter le sol dans un bruit encore une fois sourd. Kurosaki n’avait même pas bougé les yeux pour le regarder s’effondrer sur le sol. Il avait gardé son regard dans celui de son ennemie, la provoquant ainsi davantage. Elle se remit ensuite à faire son petit manège, tournoyant en se rapprochant peu à peu de lui. Puis, les bruits de ses pas s’estompèrent. Elle s’arrêta.

    « Ils n’y sont pas allés de main morte. Tu es dans un sal état. »


    Il sourit. L’odeur que dégageait la jeune fille lui avait déjà fait oublier l’odeur de sa transpiration mêlée à la triste suffocation qu’entraînaient les lieux. Sa peau était couverte de saleté. Elle était foncée et luisante. Cette brillance, invoquée par sa dite transpiration, lui donnait un air de clochard. On pouvait y ajouter le fait que sa barbe mal rasée, jouait avec son âge. On ne pouvait pas dire qu’il était moche. Non. Et pourtant, sa beauté n’étant pas à son apogée, il disposait pourtant d’un regard et d’un visage inégalable à la plupart des prisonniers.
    Elle arracha une nouvelle bouchée sous le regard plaintif de son ennemi. Il ne bronchait toujours pas. Il préférait la laisser dans son monologue à la fois silencieux et si bruyant. Il répondait d’hurlements intérieurs terriblement plaintifs. Cette odeur qui lui chatouillait les narines était en train de le faire défaillir. Il ne savait pas combien de temps il tiendrait face à ce délicieux pêché. Ce qui l’empêcha d’y songer, fut cette main, cette paume qui s’appuya lentement dans les coupures de son dos. Il serra les dents et empêcha ce bruit si grave de sortir d’entre ses lèvres. Il avait mal. Il savait que si il était encore en vie, c’est que ce que l’on attendait de lui était sûrement de la plus haute importance. Alors il laissa son impatience couvrir sa douleur physique.
    Elle enchaînait les coups bas. Il la trouvait si pitoyable. Elle tomba bien bas en dégainant son portable pour lui montrer la piteuse allure dont il disposait. Le bruit des touches lui heurta sensiblement les tympans une fois de plus, et il fut aveuglé par la lumière blanche et éblouissante que proclama le flash. Il affronta son image et marqua un temps avant de vraiment se reconnaître. L’homme qu’il voyait était un homme soumis à la triste cause des NoRights, à la triste cause d’Emiko. Pourtant, il n’était pas cet homme. Il était Kurosaki Kusano. Un Anyband reconnu et doué dans son domaine. Un Anyband, qu’ils avaient longtemps essayé de capturer dans leurs filets. Elle supprima cette horrible photo, prétextant que ce visage détruirait la beauté de son bel objet. Il sourit à cette réplique si déplacée et frêle. Elle se posa encore une fois face à lui, mais cette fois, elle s’empara de la deuxième chaise présente dans la salle et s’installa sur cette dernière à contre sens et à un mètre plus ou moins de lui. De là, elle déchira encore une fois un bout de pain accompagné de viande se délectant du plaisir que ça lui procurait. Finissant sa bouchée, Kurosaki l’entendit enfin lâcher quelques mots à son intention.

    « « Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec ma sœur. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu Emiko ? » N’est-ce pas les mots que tu m’as lancés, hier ? As-tu seulement pris conscience de ta position ? Tu es pitoyable, oui, voilà ce que tu es. Fais comme un rat. Tu n’as même pas cherché à te défendre. Et tu me dis ça. Qu’attends-tu pour t’échapper, alors ? Imbécile. »

    Il ne répondit pas. Il économisait sa salive pour quelque chose de plus important. Pas même pour son hydratation personnelle. Il attendait que ses lèvres s’entrouvrent pour achever les paroles de la jeune nippone. Il ne souriait pas, il lui offrait un visage sans aucune expression, pas même de regards haineux. Rien. Le néant. Un peu comme si ses blessures physiques avaient fait, grâce à leur profondeur, un trou noir dans son être.

    « As-tu la bouche trop sèche pour parler ? Minable petite vermine, voilà ce que tu es. Tout comme ta sœur. Malia, si je ne m’abuse ? Oh pardon, évoquer son nom et le fait que tu n’aies pas été capable de la sauver doit te faire tant de mal… Je n’ai pas besoin de mes outils pour te torturer. Et je ne suis pas pressée, oh non. J’ai toute la journée, même toute la nuit si c’est nécessaire, pour m’amuser. Ne crois pas que je vais m’en priver, mais si tu permets, je vais d’abord finir mon repas. Et ce sous tes pauvres yeux de chien battu, Kurosaki. »

    Le seul mot qui vint frapper l’esprit de notre jeune nippon fut le nom de sa sœur. Et quant bien même, il n’y porta pas une grande importance. Il savait qu’elle essayait de l’attirer dans un piège mental où il ne sortirait peut-être pas vivant. Alors il se contentait de rester les yeux rivés dans les siens, attendant patiemment qu’elle finisse par faire des répliques intelligentes pour une femme de son âge.
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 23 Mai - 16:43

    Il ne montra rien de sa souffrance, mais Emiko savait que le prénom de sa sœur ne pouvait pas le laisser indifférent. Tant mieux si l’homme se taisait, ainsi il s’enfermerait de lui-même dans une bulle aux parois tristes et grises, contre lesquelles se répercuterait le seul nom de « Malia. » Si il ne s’extériorisait pas, c’est qu’il préférait s’enterrer, s’enfermer dans sa propre prison psychologique, hantée des fantômes du passé dont il ne parvenait pas à se dépêtrer. Il faisait presque pitié. Toute haine avait déserté son visage. Tout sentiment, plus être plus exact. Kurosaki ressemblait à une coquille vide, au regard perdu dans la couleur dominante de ce piteux tableau. En effet, il ne quittait plus les yeux d’Emiko. Mais ses prunelles d’AnyBand semblaient désertes, désintéressées. Comme si il ne regardait pas vraiment l’héritière Hiroshi. Comme si il regardait plus loin. Que voyait-il ? Sa chère et tendre petite sœur, dans ses plus beaux jours ? Si seulement il pouvait savoir dans quel état elle était, après son séjour prolongé chez les êtres les plus dénués de cœur qu’il soit. La jeune femme qu’il allait retrouver risquait d’être méconnaissable à ses yeux.

    Emiko termina son repas, sans quitter les iris de Kurosaki – iris qui semblaient toujours perdus dans la contemplation d’un jour passé, d’un jour meilleur. Iris qui semblaient fixer un point invisible, un point qu’ils étaient les seuls à distinguer.


      « Très bien, tu n’as pas l’air de vouloir jouer, cette fois. Pourtant, tu adorais ça. Tu donnes l’impression d’être déconnecté du monde réel, en fait. Veux-tu que je te reconduise sur terre ? Quoi que 'sous terre' serait plus approprié. »


    Pas de réponse. Un air volontairement comparable à celui d’une gamine de six ans, tout joyeuse, venant de découvrir son cadeau de Noël s’empara des traits de la belle, qui reprit :

      « Okay, j’prends ça pour un oui alors ! »


    Emiko se leva et trottina gaiement jusqu’à sa mallette en métal. Elle contourna la table et regarda les divers instruments qui s’offraient à sa vue – et uniquement la sienne. Puis elle attrapa un scalpel à la lame aiguisée avec soin, et s’approcha à nouveau de sa victime. Elle ne se rassit pas sur sa chaise, non. Elle resta debout devant l’AnyBand, son couteau à la main. Fouillant dans sa poche droite de jean, elle en retira un briquet. Elle pressa son doigt contre la roulette, la fit tourner avec vivacité, et une flamme jaillit. Elle faisait presque mal aux yeux, tant la salle de torture était sombre. Sa lueur projetait des ombres mouvantes et inquiétantes sur les murs, rajoutant à l’ambiance glauque qui semblait s’être emparée des lieux à tout jamais – imprégnée dans l’air-même. Puis, la jeune femme brandit doucement son arme devant ses yeux, et chauffa la lame qui rougit au fur et à mesure qu’elle se transformait en métal incandescent. La demoiselle prenait son temps.

    Puis la flamme s’éteignit.

    Emiko, le scalpel chauffé à blanc dans la main, s’approcha de Kurosaki, et le contourna pour se placer dans son dos. Sur l’épaule de l’homme s’ouvrait une entaille ayant déjà saigné. Il allait souffrir.


      « Je préférerais te torturer pour ma propre fierté, ce qui est puéril et je le reconnais. Mais la procédure n’est pas comme ça, et je suis dans l’obligation de t’interroger. Pas très drôle, je connais même jusqu’à ton vrai nom. Mais bon. »


    Sur ces mots, elle apposa le scalpel brûlant au contact de la cicatrice de l’homme. Un « PSHHHHH, » un peu de fumée. Et Emiko enfonça un peu plus la lame dans l’entaille. Kurosaki tressaillit. Ca devait être très douloureux. Peut-être même pire que ça ?

      « Tu t’appelles Kurosaki Kusano, soit. Donne-moi le nom de votre supérieur. »


    Pas de réponse. Pas même le moindre cri de douleur. Emiko continua de plonger lentement, très lentement, la lame dans la plaie de sa proie. Le sang recommençait à couler, quand la chaleur du métal ne le cristallisait pas sur place. La croûte qui se formait promettait une sortie difficile pour le scalpel.

      « Je te le demande autrement : comment s’appelle votre chef ? »


    Cette fois, la lame était entrée de tout son long, et la peau de Kurosaki devenait rouge écarlate, car elle brûlait de l’intérieur – à petit feu, pour plus de souffrance. Un cri déchira l’atmosphère. Bizarrement, Emiko n’en tira pas sa délectation, sa satisfaction habituelle. Elle savait que l’AnyBand ne dirait rien – absolument rien. Une seule chose comptait pour lui, et cette chose portait le nom de « Malia. » La douleur physique avait beau être insupportable, il tiendrait sa langue, se concentrerait sur le visage de sa sœur pour oublier.

    La NoRight attendit, et le silence se fit, ou presque. Car la respiration saccadée et haletante de Kurosaki, qui trahissait la souffrance qu’il endurait, rompait le calme environnant. Sans prévenir, Emiko arracha la lame de la blessure, d’un coup, avec brutalité – se souciant peu d’agrandir largement la plaie. Les croûtes formées par le sang séché se déchirèrent sous la peau de l’homme, et un nouveau hurlement franchit ses lèvres. Le liquide rouge jaillit, coula à flot, et la cruelle demoiselle ne s’en inquiéta pas. La vilaine blessure de l’homme ne le priverait pas de son sang-froid, elle le savait aussi.

    L’héritière Hiroshi revint se poster face à l’AnyBand. Il avait la tête baissé, les traits déformés par la douleur, les dents serrées. Emiko s’approcha et s’empara du menton de l’homme pour lui redresser la tête. Ses lèvres étaient déchirées, sanglantes – il avait dû les mordre sous l’emprise du métal embrasé. La jeune femme planta ses griffes acérées dans la pulpe de ses lippes, n’aidant pas le sang à cesser de couler. Elle força Kurosaki à la regarder. Incroyable comme il ne perdait jamais sa fierté. Il avait beau être réduit à néant, il restait… beau. Emiko ne résista pas et se pencha en avant pour embrasser sa victime. Cette fois : aucune douceur. Elle lui mordit les lèvres de façon littéralement bestiale, avec violence, s’imprégnant du goût du sang du nippon. C’était bon. Elle n’aurait jamais imaginé que le sang d’un AnyBand puisse être si désirable, si attrayant...

    Lorsqu’elle eut finit de l’embrasser férocement, elle recula un peu et se mordit la lèvre inférieur, laissant ses ongles plantés dans les joues de Kurosaki, ses yeux dans les siens. La tête levée de l'homme étant à la hauteur de ses seins. Et Emiko se rendit compte avec un mélange d’effroi et d’envie qu’elle ne désirait pas vraiment le supplicier. Ou du moins, pas avec des instruments de torture. C’était beaucoup trop banal, beaucoup trop fade. Elle détailla son ennemi de haut, des pieds à la tête. Bizarrement, le fait qu’il soit soumis à un tel point faisait naître des frissons le long de sa colonne vertébrale. L'excitait, pour être franc. Ses dents s’enfoncèrent plus encore dans sa lèvre inférieur, tandis qu’elle bloquait sur celle de l’AnyBand avec la folle envie de la lui dévorer.

    Drôle d’endroit pour faire naître les fantasmes, une salle de torture, tout de même...


    [ Aah j'keaf trop la fin de mon post xDD! ]
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 24 Mai - 13:56

    Elle acheva le met qu’elle avait amené jusqu’au regard du bel asiatique. Il n’en fut pas moins content. L’odeur, bien que présente, se dissiperait sûrement rapidement avec ce qui s’apprêtait à prendre place. Elle était restée assise de la même façon, et la tête posée sur ses mains, elle l’analysait et semblait s’essayer à comprendre ce à quoi il pouvait bien songer. Ce n’était pas une chose difficile à trouver, d’ailleurs elle en était sûrement déjà consciente. Il quitta sa rêverie profonde, en laissant pourtant ses prunelles brunes dans celle de la NoRight. Il jouait, d’un autre jeu. Il la provoquait, aussi stupide que cela puisse paraître. La dangerosité du sien, amènerait quelque chose d’encore plus dur.

    Enfin, le moment qu’il attendait arriva. La jeune femme allait lui formuler sa première demande. Il l’écouta et sa tête se vida comme pour se forcer à oublier le nom de son chef pour être sûr de ne pas le cracher sous la douleur. Parce qu’il savait, qu’elle le lui demanderait. Il lui semblait qu’il y arrivait, mais il ne savait pas encore de quoi serait fait l’interrogatoire. La mallette disposée en face de lui, l’intriguait toujours un peu plus. Il se demandait si en percer les secrets serait une bonne initiative. Pas sûr. Pleins de questions prenaient possession de son être. Devait-il chercher un faux nom à donner au chef suprême des Anybands, ou devait-il simplement se taire à jamais. Comment allait-il sortir de cet enfer ? Comment sauverait-il Malia des flammes de ce dernier ? Jamais dans sa vie d’Anyband il ne s’était posé autant d’interrogations. Toutes ces énigmes dont il cherchait la réponse dans le regard noisette de l’autre, le laissèrent une fois de plus se déconnecter du monde dans lequel il vivait. Il fallait trouver. Il devait trouver. Seulement, la force lui manquait. L’eau lui manquait. La nourriture lui manquait. La fatigue le prenait. Jamais il n’avait été aussi dépourvu de forces physiques et morales. Et pourtant il approchait tellement du but qu’il s’était fixé depuis sa plus tendre enfance. Un objectif qu’il s’était fixé à ses dix ans. Il avait réalisé à son arrivée dans les entrailles du diable, qu’il avait subi les mêmes brutalités que son défunt père. Ces lacérations dans le dos, lui avaient rappelé ce qu’il avait vu de ses propres yeux à travers cette fente. Il revoyait cette journée de chaleur invétérée, où son père tenu par quatre cordes, se faisait fouetter jusqu’à ce que mort s’en suive. ‘Oto-san…’, ses sanglots qui s’étaient emparés de son être à cet instant, avaient marqué sa vie à jamais. Il revoyait cette personne si douce, sa mère. Cette mère qui pleurait de pleurs que lui seul comprenait malgré son âge. Elle hurlait à la mort. Elle suppliait Dieu que ses enfants ne voient pas ce cauchemar. En vain. A croire que le seul Dieu qui régnait sur le monde, était un divin ancêtre de ces personnes dépourvus de cœurs et animés par la violence et la bestialité. Kurosaki voulait, il voulait les venger. Devait les venger. Il savait qu’avant de tuer M. Hiroshi, il lui rappellerait bien que sa fille serait salie à jamais par son nom. Parce qu’il avait couché avec elle, et qu’il aurait tué son père. Elle en perdrait sa fierté, ça allait de soit.

    Pour en revenir à la situation présente, la digne fille Hiroshi, voyant que son cher ennemi ne répondrait pas, avait brandi un scalpel avec une joie presque inégalable à la normale et s’était éprise d’un briquet avec lequel elle fit chauffer la lame. Kusano suivit cette flamme lumineuse jusqu’à ce qu’elle s’éteigne. Laissant la salle retomber dans une obscurité profonde. Il avait chaud, terriblement chaud, et ce qui allait suivre ne risquait pas de lui glacer le sang.

    « Je préférerais te torturer pour ma propre fierté, ce qui est puéril et je le reconnais. Mais la procédure n’est pas comme ça, et je suis dans l’obligation de t’interroger. Pas très drôle, je connais même jusqu’à ton vrai nom. Mais bon. »

    A ses paroles, il dévoila un regard presque sadique. Ses yeux, devinrent encore plus noirs. Il apposa son regard haineux dans celui de la jeune femme. Elle contourna et se plaça dans son dos. Sa chemise déchirée par les coups de fouet, laissait apparaître cette partie si abîmée de son corps. Elle posa le scalpel brûlant sur la plus grande cicatrice de l’homme. Le bruit qui se dégagea de ce contact fut encore plus terrible que tout ce qui avait été entendu jusqu’à ce dit moment. Sans plus attendre, elle enfonça la lame encore plus dans la plaie. Elle avait enfin commencé cet interrogatoire laborieux, et comme il l’avait prévu, la première demande qu’elle avait formulé, avait bien été celle qu’il redoutait. Il mordait ses lèvres. Pas pour ne rien dire. Pour ne pas crier et hurler de douleur. Voyant qu’il ne lui donnerait aucune réponse, elle enfonça bien plus la lame brûlante dans la peau du beau japonais. Elle reformula sa question, et le même silence régna dans la sombre pièce. Soudain, brutalement, le dit scalpel entra entièrement dans le dos du jeune prisonnier. Le sang coula sur ses lèvres. Il lui semblait qu’à force de planter ses crocs dans ces dernières, il allait les dévorer tant il était habité par la souffrance. Sa peau, enflammée par la douleur, devenait rouge et laissait son être se consumer intérieurement. Il ne pu retenir le cri grave qui s’échappa d’entre ses lèvres. Il agonisait. La blessure était trop grande pour qu’il se concentre sur le beau visage de Malia. Il n’arrivait même plus à respirer correctement. Il haletait. Sa respiration saccadée, lui donnait un air plus que soumis. Sans prévenir, la NoRight arracha le scalpel. La paroi dure qui s’était formée, s’arracha, laissant couler à flot le liquide rouge feu que son ennemie aimait tant. Un nouveau cri perça la pièce. Plus plaintif encore que les autres.

    La tête baissée de notre détenu ne se releva même pas quand la jeune femme vint se poser face à lui. Il n’avait plus aucune force pour le faire. Elle lui attrapa le menton et accomplît cette action d’elle-même, le forçant à regarder ses traits parfaits. Elle approcha ses lippes des siennes et l’embrassa férocement, ne se privant pas de s’imprégner de son sang. Ce fut là aussi, un baiser qu’il ne lui connaissait pas. Elle lui avait mordu les lèvres, empêchant le liquide rougeâtre de s’arrêter de couler. Elle se releva. Il la contempla, péjorativement. Ces ongles enfoncés dans la joue du jeune homme, le privait encore plus de toute parole. Elle se mordait les lèvres…et la curiosité anima une fois de plus Aki.

    Il secoua la tête pour s’échapper de l’emprise des dits ongles de la jeune femme. Elle les enleva. D’un regard toujours aussi sombre, il commença à ouvrir ses lèvres. Il s’apprêtait à prononcer quelques mots. Il essayait d’en trouver une quelconque force. Enfin, il les prononça d’une voix asséchée par le manque d’eau.

    « Ose m’embrasser encore une fois. »

    Il avait fini par comprendre, que même dans cette position pitoyable, elle le désirait encore. Du moins, il le croyait. Après tout, elle jouissait de son sang et de ce corps presque nu qui s’offrait encore à elle. Sa chemise souillée par le sang, déchirée par les coups, allait-elle encore rester sur son corps longtemps ?
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 24 Mai - 15:53

    Avec le peu de forces qu’il lui restait, Kurosaki secoua la tête, désireux de se dégager au plus vite des ongles que la NoRight avait planté dans ses joues. Cette dernière n’avait d’ailleurs pas arrangé les saignements qui colorait les lèvres de l’homme d’une jolie teinte rouge. Sauf que ce n’était pas du ketchup, à l’instar des films de violence que l’on pouvait voir à la télévision. Ce n’en était que plus… « beau. » Un regard sombre d’une haine renaissante prit possession de l’AnyBand, et celui-ci, lentement, se risqua à desserrer les dents. La douleur fulgurante à son épaule, provoquée par la lame qu’Emiko avait fondue dans sa peau, devait s’être un peu calmée. Kurosaki entrouvrit alors les lèvres, et après une hésitation, prononça ses premiers mots depuis trois longues, trop longues journées. Inutile de préciser que sa voix était sèche, ou plutôt… Asséchée. Rauque, faible et méconnaissable, elle laissait cependant deviner toute la rancœur du nippon. Toute son animosité envers la belle, envers le cher père Hiroshi, envers le clan de ce dernier.

      « Ose m’embrasser encore une fois. »


    Un sourire gomma les traits d’Emiko. Pas un sourire cruel, malicieux ou même malveillant. Un joli sourire sincère, qui trahissait l’humanité de la belle, au fond. En voyant pareille expression, jamais on n’aurait pu imaginer qu’elle torturait, parfois même jusqu’à la mort. Et qu’elle y prenait un plaisir sans nom. Mais, reste le « pourquoi. » Pourquoi souriait-elle ? Ca, c’est une autre histoire. Peut-être la japonaise elle-même ignorait-elle la réponse à cette question. Cette trace d’innocence était venue se graver sur son visage sans même qu’elle ne le veuille. Sans même qu’elle ne l’empêche pour autant. Ce fut comme un automatisme. Etrange automatisme.

    Sa voix douce et cristalline contrasta avec les accents graves et éraillés de Kurosaki, lorsqu’elle lui répondit :


      « Ta voix m’a manqué, j’ai bien cru que tu avais perdu ta langue. Mais ç’aurait été le summum de la cruauté de te la couper, surtout qu’aucune information n’aurait alors risqué de t’échapper. »


    Sur ce, elle s’approcha lentement de Kurosaki. Perdant son sourire, la demoiselle laissa son regard voguer à la dérive, puis se surprit à dévorer le corps de sa proie des yeux. Son visage prit une expression langoureuse qui ne cachait pas un certain désir, et elle se retint de mordre à nouveau sa pauvre lèvre inférieur. Cette fois elle vint plus près, glissa une délicieuse jambe entre les cuisses de l’ennemi, des doigts flâneurs sur la nuque du bel asiatique. Celui-ci ne pouvait l’empêcher de rien, car il était toujours attaché ferme, et ses forces amplement amenuisées ne l’avantageait pas – bien au contraire. Emiko colla presque la tête de l’homme contre sa poitrine et caressa avec vigueur sa peau brûlante, d’un geste toujours dénué de toute délicatesse. Elle laissa ses ongles accrocher par endroit l’épiderme de son ennemi, le marquant à de nombreuses reprises. Puis ses doigts s’entremêlèrent aux mèches brunes de Kurosaki, n’y semant que plus de désordre qu’il n’y en avait déjà. Ses gestes se faisaient de plus en plus insistants, et une libido, qu’on pourrait qualifier de même, commençait à lui chatouiller sérieusement les entrailles. Elle devait bien se l’avouer : elle avait envie de lui. Ne pouvait-elle pas contrôler ses pulsions sexuelles cinq minutes ? Apparemment…, Non.

    Se rappelant entre deux bouffées de chaleur de la pseudo-provocation formulée par Kurosaki quelques secondes plus tôt, elle minauda d’une voix érotique :


      « Et si j’ose t’embrasser, que me feras-tu, mh ? »


    Son corps et celui de l’AnyBand n’étaient séparés que de quelques centimètres, et Emiko ne se fit pas prier pour les réduire à néant. Cette fois, elle était collée à lui, et son envie ne s’en faisait que plus grandissante. *Merde, tu ne vas tout de même pas coucher avec un détenu dans une salle de torture, Miko ?!* tenta t-elle de se raisonner intérieurement… Sans le moindre succès. Elle accrocha alors les prunelles de Kurosaki, et son regard prit une teinte aguicheuse. Plus elle se frottait à sa proie avec sensualité, plus la chaleur qui lui brûlait les entrailles – ou autre chose… – se faisait ressentir. Ses mains s’éloignaient dangereusement du visage adverse, se baladant vivement sur la chemise déchirée – sous la chemise déchirée, par la même occasion. Elles s’aventuraient jusqu’au torse lacéré du nippon et remontaient jusqu’à sa nuque, faisant glisser le maigre tissus délabré qui recouvrait encore l’homme, par endroits. La belle se baissa alors, se retrouvant à moitié assise sur l’une des cuisses de Kurosaki, puis elle attrapa de nouveau les joues de l’homme et plaqua ses lèvres contre les siennes avec violence. Mordant, léchant, suçant avec bestialité lippes, langue et palet du nippon, Emiko déversa toute son envie dans la bouche de l’autre. Puis elle s’arrêta pour reprendre son souffle, qui se fit lourd de désir et saccadé, seul à briser le silence. Ce fut le calme avant la tempête, puisqu’elle se jeta à nouveau sur l’AnyBand pour l’embrasser follement, lui léchant le pourtour des lèvres du bout de sa langue incandescente, s’imprégnant du goût du sang, puis les mordant encore, plus fort cette fois. On aurait pu croire à un baiser passionné, en fait c’était de la pure animosité. Une pulsion sexuelle, incontrôlable. Comme si Emiko ne pouvait pas résister à l’envie de lui sauter dessus chaque fois qu’elle le voyait. Drôle de sensation…

    Et dire qu’à la base, elle était censée le torturer.
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 24 Mai - 17:47

    A ses mots, la belle brune avait pris une tout autre mine. Elle ne disposait plus de ce visage si dur et bestial qu’elle avait eu depuis qu’elle était rentrée dans la salle de torture. Et pourtant, les yeux haineux du jeune homme ne s’effaçaient pas. Après ce qu’il avait enduré, après ce qu’elle lui avait fait enduré, il lui était impossible de rendre un doux sourire. Ses mains emprisonnées dans des menottes serrant ses poignets, ne pouvaient se dégager. Il ne s’avouait pourtant pas vaincu et essayait tant bien que mal et discrètement de s’en libérer. Il regrettait d’ailleurs déjà ses paroles car en voyant l’air que prenait la belle asiatique, il se doutait qu’il y aurait quelques complications à son évasion.

    « Ta voix m’a manqué, j’ai bien cru que tu avais perdu ta langue. Mais ç’aurait été le summum de la cruauté de te la couper, surtout qu’aucune information n’aurait alors risqué de t’échapper. »

    Elle s’approcha ensuite du bel asiatique. Une nouvelle expression orna son visage. Une expression langoureuse que Kurosaki analysa très simplement. Les mains de la belle jeune femme, parcoururent la nuque du japonais. A ce contact, Kuro essaya une nouvelle fois tant bien que mal de s’extirper de ce toucher dont il avait si peur. Peur. Il ne fallait pas qu’il ait envie d’elle. Elle était sa pire ennemie. Et en le touchant ainsi, elle parviendrait sûrement à l’attendrir. En vain. Ses mouvements ne donnaient rien. Il était fait comme un rat. Bientôt plus aucune de ses forces ne pourraient l’aider à empêcher l’autre de faire ce qu’elle désirait. Il se retrouvait bloquer dans les caresses dénudées de toutes délicatesses de la jeune femme. Il fermait les yeux. Il s’échappait. Le visage de Malia qu’il essayait tant de voir, se brouillait et l’obligeait à sentir les mains de la jeune femme sur son corps, dans ses cheveux. Ses ongles, s’enfonçant dans sa peau. La lui arrachant.

    « Et si j’ose t’embrasser, que me feras-tu, mh ? »

    Rien justement. Il ne pourrait rien faire. Il était prisonnier de ses mouvements. Dépourvu de toute action. Elle le provoquait. Elle l‘allumait et il ne pouvait répondre à rien. Ses mains se baladaient sur son torse, faisant s’échapper par endroits la chemise du nippon. Elle posa ses lèvres sur les siennes. Il ne pu retenir le désir qui l’anima lui aussi à cet instant. Il se laissa faire et participa même au baiser, lui qui avait pourtant tant lutté aux caresses de la jeune femme. Le choc de la langue de Melle Hiroshi sur son palet, lui procurait un plaisir déplacé. Il s’étonnait encore à trouver ce dit plaisir avec l’ennemi. Soudain, elle s’arrêta pour reprendre son souffle. Le torse de Kuro était plus qu’apparent et semblait appeler les mains de la jeune femme. Elle revint à la charge avec une violence inouïe. Il profita d’ailleurs de cette nouvelle pulsion pour s’occuper encore une fois discrètement de ses menottes. Par chance, il arriva à décrocher deux rangs de l’une d’elle. C’était le commencement. Il en fut si heureux qu’il arracha un baiser bestial à Emiko. Léchant à son tour les lippes de l’autre et les lui mordant amplement.
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 30 Mai - 14:23

    Au grand étonnement – contentement ? – de la belle, Kurosaki participa au baiser, cette fois. Remarque, comment résister à un tel corps que celui d’Emiko ? À un tel charme ? Impossible pour un homme – pour une femme aussi me direz-vous. Mais une deuxième raison se cachait bien, sous ces échanges langoureux et bestiaux que lançait l’AnyBand à sa maîtresse. En effet, cette dernière ignorait qu’il jubilait parce qu’il parvenait à se défaire peu à peu de ses menottes, avec la discrétion innée qu’il possédait. Elle ne remarquait rien. Par contre, elle sentit parfaitement lorsque l’homme lui mordit la lèvre inférieure, si fort qu’il l’entailla et que du sang s’échappa de la coupure. Emiko se sentit satisfaite devant tant de virilité, et son désir ne s’en fit que plus grand. Cependant, lorsqu’elle se retira à plus de cinq centimètres des lippes adverses, elle ne put s’empêcher d’assimiler un lourd coup de poing recouvert d’une mitaine en cuir vernis sur la pommette gauche de Kurosaki – coup qui fit gicler le sang du nippon, une fois de plus. Emiko essuya ensuite sa lèvre blessée d’un revers de main, et sourit, retrouvant cette expression vicieuse et corrompue qu’elle portait si bien. Puis elle lâcha, alors que l’homme se remettait de la droite bien placée :

      « Ca t’apprendra à me mordre jusqu’au sang. Je sais que le mien doit être délicieux (remarque, le tien l’est tout autant), mais ce n’est pas une raison pour être aussi sauvage ! »


    Elle rit, de son rire mi-amusé mi-démoniaque, et une pointe d’ironie vint s’y mêler. Elle l’avait traité de sauvage, sachant pertinemment qu’elle-même l’était. Au moins autant, sans doute plus. Bon, d’accord : beaucoup plus.

    Emiko continua ses caresses aguicheuses sur le torse de Kurosaki, sans pour autant les assaisonner d’une quelconque douceur. Elle savait se servir de ses mains, alors pourquoi n’aurait-elle pas su se servir de ses griffes ? La chemise déjà bien attaquée du japonais dévoilait de plus en plus l’alléchante musculature qui barrait son torse, son ventre. Les épaules voûtées du prisonnier ne la retenait plus avec autant d’assurance que trois jours plus tôt, à La Romantica.

    L’héritière Hiroshi se remémora cette belle soirée passée en compagnie de l’homme qu’elle allumait actuellement, enfermée dans la salle de torture numéro cent vingt-trois. Elle se rappela de l’ambiance du restaurant, de l’ambiance à sa table tout au long de la soirée. Elle se souvint de l’arrivée de Kurosaki, parfait et magnifique dans son smoking. Elle se remémora la danse à la fois douce et rythmée avec laquelle ils s’étaient donnés en spectacle. Puis ce baiser presque et étonnamment… amoureux. Elle se remit en tête le dîner, le dessert surtout, la saveur de cette glace écrémée qu’elle avait goûté de la cuillère-même de son invité. Elle se rappela de la voix de Kurosaki lorsqu’elle n’était pas enrouée par le manque d’eau. Son parfum, aussi, lorsque celui du sang ne venait pas l’entacher. Ses traits, lorsque diverses coupures sanglantes les désertaient encore. Puis elle se souvint de cette sensation étrange en elle, de ce sentiment qui la hantait sans qu’elle n’arriva à mettre un nom dessus.

    Et dans sa mémoire suivit cet instant parfait, ce geste, puis la cohue. Les cris des gens lorsque les NoRights avaient envahi le restaurant, les tables renversées, la vaisselle brisée dans un big-bang cacophonique. Les hommes en noir à la carrure massive, l’arrestation de Kurosaki. Emiko se souvint que même en cet instant pourtant pire qu’humiliant, il avait su garder une fierté que peu auraient su égaler. Sur le moment, elle avait jubilé. Mais à présent, elle l’admirait. Et lorsqu’elle s’en rendit compte, elle se força à cligner des yeux pour chasser ces pensées.

    Mais elle ne pu s’empêcher de se souvenir des derniers mots que Kurosaki avait laisser entendre, d’une voix haineuse. Laissant entendre cette rage qui cuisait en lui, qui bouillait au fin fond de ses entrailles depuis trop longtemps.


      « Me sous-estimerais-tu, Emiko ?’, c’est ce que tu m’as dit, lorsque les hommes de mon père t’ont capturé, n’est-ce pas ? Cependant pour l’instant, tu es là, attaché, impuissant. Minable. Es-tu sûr de valoir quelque chose ? Si oui, alors prouve-le moi. »


    Elle ne se doutait pas de la provocation qu’elle venait de formuler directement. Mais ses caresses et ce désir brûlant avaient éloigné sa vigilance. Elle ne se doutait pas que Kurosaki avait réussi à se libérer. Elle ne se doutait pas non plus que l’arme à feu fixée à sa ceinture penchait dangereusement du côté ennemi, et qu’un seul geste suffirait pour que…
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Sam 30 Mai - 19:02

    La lèvre de la jeune femme s’était ornée de petites perles rouges causées par la morsure du jeune homme. Constatant cela, elle lui avait porté un coup de poing au visage. Action qui fit place de nouveau à ce liquide foncé sur la joue du jeune japonais. Il ne réagit presque ça. Si cela n’avait pas été elle, ses mains se seraient toutes droites portées au cou de son agresseur, aussi joli soit-il. Mais il se contenta de la regarder d’un regard presque entièrement noir de haine et de violence. Il attendait le bon moment pour saisir cette arme qui pendait de plus en plus vers lui. Il l’avait remarqué depuis quelques minutes, mais ne la regardait pas ne voulant pas attiser la curiosité de l’ennemie. Au fur et à mesure que sa dite rivale se frottait à lui dans diverses caresses, sa main se dégageait. Sa jubilation était telle qu’il prenait même un malin plaisir à cette violence mêlée à plein de tendresse. Il attendait, et faisait en sorte que son torse apparaisse de plus en plus à travers les pans de sa chemise, qui ne ressemblait d’ailleurs plus à grand-chose, de façon à allumer lui aussi la jeune femme assise sur ses cuisses. Soudain, dans un clic sourd à peine audible pour la jeune femme, la menotte s’enleva. Il s’ôta celle de l’autre main et fit mine d’être toujours attaché. Mais l’instant fut enfin venu. La jeune femme formula une nouvelle provocation à son attention. Le moment parfait pour montrer sa grandeur à cette dernière. Avec une rapidité presque égalable à celle d’un animal (guépard xD), il se leva et attrapa l’arme qu’il braqua sur Emiko entourée au cou par son autre main. Elle n’avait sûrement rien vu venir et n’avait sûrement pas eu le temps de réaliser dans quelle position elle s’était retrouvée. Il dégagea une mèche de cheveux cachant l’épaule de la jeune femme qu’il embrassa et mordit. Puis tout en la tenant à la taille, il lâcha quelques mots à son oreille.

    «« Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec ma sœur. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu Emiko ? » C’est toi l’imbécile. Me sous-estimer n’était pas une chose à faire. »

    A ses mots, il la serra contre lui. Elle portait un haut noir tenu par deux bretelles. Deux bretelles qui ne tardèrent pas à se décoller de sa peau, laissant apparaître deux épaules presque nues. Elle ne bougeait pas, elle sentait ce canon pointé sur elle. Elle était impuissante, enfin. Elle était à sa merci. Soumise à son esprit vengeur. La tête de Kurosaki, posée sur elle, aucun mouvement ne lui était possible. Elle le savait. La main du jeune Anyband, fit glisser la bretelle jusqu’au bas du bras de la jeune femme, dégageant peu à peu son haut et laissant apparaître peu à peu son sous-vêtement noir. Il jouissait de ce moment d’impuissance dans lequel elle était réduite à néant et dans lequel il était le roi suprême. Sa main glissa ensuite jusqu’à la ceinture de la jeune femme, qu’il commença à retirer. Il baissa peu à peu son pantalon, laissant apparaître ses bas. Il passa la paume de cette dernière sur le haut de la cuisse de Melle Hiroshi. Il se surprenait à avoir envie d’elle. Après tout le mal qu’elle lui avait fait, c’était presque inimaginable. Ses lèvres frôlaient le cou nu de la jeune femme, quand elles ne l’embrassaient pas. Ses mains remontaient sur le corps de la jeune femme et passaient sous son haut sombre qui reflétait sa cruauté intérieure. Elle s’était laissé faire, mais à cet instant…
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MessageSujet: Re: Hit Me Baby One More Time { Kuro <3   Dim 31 Mai - 19:06

      « Me sous-estimerais-tu, Emiko ?’, c’est ce que tu m’as dit, lorsque les hommes de mon père t’ont capturé, n’est-ce pas ? Cependant pour l’instant, tu es là, attaché, impuissant. Minable. Es-tu sûr de valoir quelque chose ? Si oui, alors prouve-le moi. »


    En un fragment de seconde, Emiko se retrouva debout, le dos collé au torse de l’AnyBand. Quelque chose de froid était appliqué à la peau de son cou, et il ne fallut pas longtemps à la demoiselle pour comprendre que c’était la crosse d’un revolver. De son revolver. Kurosaki la tenait fermement contre lui, et malgré ses forces amoindries, impossible pour la belle de s’arracher à son étreinte. Elle parvint cependant à glisser une main jusqu’à sa ceinture, et son pressentiment se confirma. Son arme de service avait disparu. Emiko n’avait vraiment rien vu venir, cette fois. Et c’était d’ailleurs la première fois qu’elle se faisait avoir. « Il y a un début à tout, » comme qui dirait. Elle s’était laisser prendre au jeu, et elle avait perdu. Après ce retournement de situation, elle était prisonnière des filets de son ennemi. Les rôles étaient inversés : elle était la victime et Kurosaki son maître. Pourtant elle ne se débattit pas, elle resta immobile, calme. Non pas parce qu’une arme à feu était braquée sur elle, bien que ça aidait un peu. Elle ne bougea pas parce que finalement, elle était bien, entre les bras de son adversaire.

    En cet instant, plusieurs sentiments se bousculaient dans sa tête. Elle se sentait faible, impuissante et humiliée. Sa fierté en avait pris un sacré coup, mais elle était aussi digne que Kurosaki et n’en laissait rien paraître. Elle s’en voulait d’avoir été si distraite, si inattentive. Elle s’en voulait terriblement, parce qu’elle s’était laisser aller sous le charme de l’ennemi. Elle rageait contre elle. Mais ça aussi, restait invisible. D’un autre côté, elle admirait l’AnyBand. Après trois jours de supplice, il trouvait encore la force et l’intelligence de se libérer. Sa volonté de retrouver sa petite sœur était-elle la cause de cette réussite ? Emiko n’avait jamais compris l’Amour et ce qu’il pouvait pousser à faire – maintenant, elle commençait à le concevoir. La rage de vaincre de Kurosaki surpassait de loin la sienne, parce qu’il avait une raison de se battre. Quelqu’un à protéger. Oui, c’est ça. Dans la vie, on a tous besoin d’une raison d’exister, d’un but et d’une voix au fond de notre tête qui nous pousse à l’atteindre. D’un visage qui puisse nous redonner espoir lorsque l’on ferme les yeux, vaincus. L’espoir qu’un jour on le reverra, dans le cas de Kurosaki. Emiko comprenait, enfin. Mais trop tard.

    Et d’un autre côté, le brun à la chemise déchirée se faisait une joie de déshabiller la jeune femme. Roi dans sa position comme dans sa tête, il s’autorisait bien des choses. Après tout, c’était son tour de s’amuser. Il fit glisser les bretelles du haut noir de la nippone jusqu’à ses coudes, découvrant ses épaules et son sous-vêtement noir. Puis sa main alla ôter la ceinture de la belle, descendre son jean, laissant là aussi apparaître ses dessous. Une paume envieuse caressa la cuisse d’Emiko, tandis que des lèvres se collaient agréablement à la peau de ses épaules. Ils ne pouvaient décidément pas s’empêcher d’avoir respectivement envie de l’autre, et ce dans n’importe quelle situation. La NoRight à présent soumise se laissait faire. À cause de ce foutu flingue près à la descendre posé sur son cou, mais surtout parce qu’elle aimait le contact de Kurosaki. Elle aimait percevoir ses mains baladeuses redessiner ses formes déjà parfaites. Elle aimait la sensation qu’il lui procurait, chaque fois qu’il effleurait sa peau de ses lèvres. Elle l’aimait ? Peut-être. Elle ne le reniait plus autant qu’avant, c’était étrange. Et pas tant que ça. Un désir brûlant – mais pas comparable à une pulsion sexuelle, cette fois… – s’empara d’Emiko lorsque Kurosaki passa sous son haut noir pour remonter peu à peu, doucement. C’était si agréable… Elle ferma les yeux.

    Elle aurait voulu exister dans un autre monde, dans un autre temps. Là où AnyBands et NoRights ne se livraient pas une bataille sans issue. Quelque part où ils n’auraient même jamais vu le jour. Pas dans une salle de torture, mais allongée dans une herbe douce et fraîche, sous un ciel d’un bleu pur s’étendant à perte de vue. Elle aurait voulu pouvoir se laisser aller, peut-être même tomber amoureuse de Kurosaki. Peu à peu, elle s’était ouverte au contact du brun, et avait découvert que l’idéal de ses ennemis n’était peut-être pas si mauvais. Elle avait cessé d’être si bornée, avait considéré les choses sous un autre angle, inconsciemment. Elle s’était aperçue que, sous l’emprise de son père, elle avait toujours été manipulée pour être contre cette devise :

      « Talk, Play, Love. »


    Et puis, elle s’était rendue compte que dans ce monde où les clans n’existaient pas, la seule chose qu’elle aurait voulu c’était… Rester auprès de Kurosaki. C’est là qu’elle aurait trouvé sa place, elle le savait. Elle se sentait bien avec lui. À ses côtés. Lui si déterminé, lui si attentionné, lui si protecteur, lui si beau… Lui si parfait. Oui, dans ce monde, elle serait tombée amoureuse de lui dès le premier regard.

    Mais n’était-ce pas ce qui s’était passé, finalement… ?


    Elle ferma les yeux. Pour retomber sur terre aussitôt.

      «« Une fois à l’intérieur, vous pourrez bien m’isoler, me battre jusqu’à la mort, mais je m’échapperai avec ma sœur. Quoiqu’il arrive. Me sous estimerais-tu Emiko ? » C’est toi l’imbécile. Me sous-estimer n’était pas une chose à faire. »


    La voix de Kurosaki était haineuse, oui. Tellement que c’en était indescriptible. Toute sa rage se déversait dans ses mots, toute sa gloire aussi. Cette satisfaction de voir Emiko soumise. Celle-ci, réagissant enfin, rouvrit les yeux d’un coup, réalisant la situation dans laquelle elle était. Elle se rappela être une NoRight, elle se rappela que l’homme qui la tenait contre lui et la déshabillait était son pire ennemi et qu’elle devait l’arrêter. Alors elle retrouva enfin la clé de la parole et hurla de toute ses forces :

      « GAAAAAAAAAAAAAARDES !! »


    Aussitôt, la porte en acier s’ouvrit et les deux hommes massifs qui gardaient l’entrée de la salle apparurent dans l’encadrement. Leur inquiétude se transforma en surprise lorsqu’ils virent la position de mademoiselle Hiroshi, à moitié dénudée, sous l’emprise de Kurosaki. Puis l’effroi glaça leurs traits lorsqu’ils braquèrent leurs armes sur l’AnyBand. Ce dernier savait qu’ils n’allaient pas tirer, au risque de toucher la chère fille de leur patron. Il cessa de déshabiller sa proie et releva son regard haineux vers les gardes, enfonçant un peu plus la crosse de son arme dans la peau d’Emiko, menaçant. Il jubilait, et c’est en toute connaissance de cause qu’il ordonna :

      « Laissez-moi passer. Ou je la tue. »


    Pour la première fois depuis qu’elle était en danger de mort, Emiko eut peur. Elle avait l’impression de se réveiller d’un beau rêve, l’impression d’être encore à demi anesthésiée. Elle se rendit compte de la posture honteuse qu’elle avait, son haut baissé, son pantalon aussi, ses dessous bien en vue et ce flingue braqué sur elle. Elle eut mal, très mal. Kurosaki venait de la blesser profondément, tuant sa fierté, l’humiliant devant les employés de son père. Entaillant son ego et lui décrochant même des larmes d’une rage impuissante. Un déclic se fit en elle, et Emiko essaya enfin de se débattre et de se libérer, chose qu’elle aurait dû faire depuis le début. Chose vaine. Et le pire, c’est qu’elle le savait très bien. N’ayant plus rien à perdre, elle cria de nouveau :

      « NON ! Ne le laissez pas s’échapper ! »


    Les hommes en noir hésitaient, et leur vigilance se relâchait peu à peu.

      « NE LE LAISSEZ PAS S’ECHAPPER !! ARRÊTEZ-LE ! »


    Elle était pitoyable, elle le lisait sur les traits-même des gardes. Ces derniers baissèrent leurs armes et les lâchèrent, puis reculèrent, les mains en l’air.

      « NON !! TUEZ-LE ! »


    La rage aveuglait Emiko. Elle déversa un flot continu d’insultes intérieures à l’attention des deux NoRights qui s’écartaient de la porte. Mais quels IDIOTS ! Pourquoi ne l’écoutaient-ils pas ?! Pourquoi le laissait-il s’échapper ?!

      « TUEZ-LE ! TUEZ-LE ! QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ?!»


    Elle se débattait toujours plus, ruée en avant, mais Kurosaki la retenait fermement. À présent elle s’en fichait qu’il appuie sur la détente ou pas, elle voulait simplement être vengée, elle voulait juste qu’il soit arrêté, humilié comme elle venait de l’être. Mais les gardes ne l’écoutaient pas. Quels CONS ! Elle les haïssait. Elle haïssait les NoRights, les AnyBands, et l’homme qui la retenait prisonnière. Elle se haïssait d’être si faible. Et puis d’un coup, on la lâcha, et elle atterrit par terre, un mètre plus loin, près de la porte. Elle tourna la tête et eut juste le temps d’apercevoir Kurosaki disparaître au tournant du couloir, dans un éclair de détermination.

    Emiko ne contrôlait plus rien : des larmes de rage et de honte lui brouillaient la vue, noyant ses traits et sa fierté. Elle tenta d’ignorer le regard apitoyant des siens. Puis, elle sentit une vague de haine l’envahir, un désir de vengeance inéluctable. Elle aussi avait un but, à présent. Elle aussi avait un visage qui la hantait. Un visage qu’elle voulait voir disparaître plutôt que l’inverse.

    Poussée par sa colère, elle se releva, et se jeta à la poursuite de Kurosaki.

    [ Je vais ouvrir un sujet dans les offices, comme prévu =). ]
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